Il était un ageil y avait une flaque de boue, écume opale, arc en ciel huileux.
il y avait une femme debout, aguilles fines, talons onduleux, cuisses vitrifiées.
il y avait une maison, vitres opaques, cheminée de briques, murs porteurs fissurés
Il y avait une fille, son unique fille, et il rentrait pour la voir.
le pas leste, sur le retour, il laissait derrière lui le fruit de son labeur.
Quotidien, agile, ambiant, dividende, tels étaient ses attributs,
il aurait pu être le chef d'un clan ou l'ancêtre d'une tribus,
il était le pilier de la nef de l'église de la ville qu'il construisait et qui s'élançait vers le ciel.
Les aiguilles de la femme lui faisaient mal, à s'enfoncer dans la boue,
sa moue faisait rire la fille, seule derrière sa fenêtre opaque
l'eau remplissait la flaque, montaient en fumée vers le ciel,
les nuages qui devaient contenir quelques traces de sa sueur évaporée.
une lueure dans le regard de la femme, encombrée
lorsque l'homme arrassé traversa pour rentrer voir sa fille rire.
l'église, la maison, les nuages, la ville entière et la fille, derrière sa fenêtre opaque, tout ce monde l'avait vue
lui même voyait si souvent de semblables étincelles,
comme lorsqu'il faisait tourner la roue de son briquet à vide,
il savait qu'elles étaient éphémère,
Il avait vu mourrir la mère de sa fille
il n'était pas amer, pour sa vie ni pour l'avis que cette femme s'en faisait.
Il était sage woudyou
KessLa fille du train fume et boit le café, porte foulard et caftan.
Entrant dans le wagon, je me niche comme un oeuf entre ses pieds cartons.
Derrière son nez de gyptienne, captant son regard farouche,
vers son sein de lait, sa bouche, que je ne vis point.
Je dors, elle dort, du moins nos yeux sont clots,
nos pensées vagabondes, tissent un rêve de trop.
entre sa peau, ma peau, moins que la coquille d'un oeuf
petite chaleur localisée sur le point de frottement.