On est parfois surpris des fantaisies et des hésitations des traducteurs concernant les noms des personnages Disney. Ainsi, Pluto, dans la version française, s’est d’abord appelé Tom, puis Moule à Gaufres ( !!!) avant de redevenir Pluto plus tard (ha, ha, gag !). Quant à Goofy (qui s’est d’abord appelé Dippy Dawg aux Etats-Unis), il a été baptisé, dans les adaptations françaises, Quenotte, Piloche, Achille Nigaudot, puis il s’est définitivement appelé Dingo ; un nom qui laisse supposer que l’ami de Mickey est un grand chien sauvage d’Australie un peu toqué dans sa tête entre ses deux oreilles.

Dingo est assez farfelu, il n’a pas inventé l’eau chaude ni le lait en poudre, mais il n’est pas aussi sot qu’on veut bien le dire. C’est un doux rêveur, un poète, un personnage lunaire, qui possède une logique toute personnelle mais cohérente, et qui traverse sa vie avec la conviction que le monde est beau, et que tout le monde, il est gentil! Dingo, c’est la dernière réincarnation sur papier du Candide de Voltaire.

Il lui arrive cependant de voler au secours de la justice aux côtés de son pote Mickey, ou parfois même en solitaire quand, à partir de 1965, il aura la faculté de se transformer, grâce à la consommation de mystérieuses supercacahuètes, en un étonnant super-héros vêtu d'une cape bleue et d'un pyjama rouge :
SUPER DINGO (Super Goof dans la version originale).


Dingo a un neveu, Gilbert. Contrairement à son tonton, Gilbert est un surdoué, brillant étudiant, toujours coiffé de sa toque universitaire. Il partage le super-secret de son oncle et se transforme lui aussi à l’occasion en
SUPER GILBERT pour donner un coup de main (et de cerveau) à Super Dingo.

Mickey et Gilbert sont les seuls à connaître la double identité de Dingo (si l’on excepte tous les lecteurs de BD Disney, ce qui fait tout de même pas mal de monde).