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 Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]

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Hiraeth Dùnadan
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MessageSujet: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Dim 6 Fév à 1:13

Je sais que c'est court, mais c'est épuisant de taper dans une semi obscurité désolée



huhu voyez plus bas

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Dernière édition par le Dim 6 Fév à 15:24, édité 1 fois
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Lune
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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Dim 6 Fév à 14:08

alors a vue de nez ca me plait bcp, surtout le style en fait... j'accroche grave. par contre pour le reste, je dirai que... ben c trop court, on peut po encore se faire une idée. donc j'attend la suite pour savoir ce qui se passe exactement...
ah oui je peux aussi dire que on situe bien a la fois le decor, et le personnage... enfin je trouve.
je veux aussi la suite!!
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Hiraeth Dùnadan
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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Dim 6 Fév à 15:25

miciiiii
j'ai écrit la suite, mas je me suis rendue compte que pour la comprehension de l'intrigue il valait mieux que je rajhoute un prologue.... donc je l'écris et apres je vous mets tout ça

voila c'est écrit alors je mets tout cette fois

Loin derrière les montagnes, il y a un homme. Il est vieux. Ses cheveux sont blancs depuis longtemps, mais il n’a rien perdu de son pouvoir. Cet homme est un assassin. Un autre homme arrive. Celui-ci est encore jeune. Il n’est pas encore un assassin. Il a aimé, mais son amour est mort. Aujourd’hui pour lui n’existe plus que la vengeance. La colère aveugle son âme. Il veut tuer. Le vieil homme l’attendait. Il savait qu’il allait venir. Et maintenant il est là. La petite flamme au fond des yeux de l’homme jeune n’a cessé de grandir depuis qu’il a appris la mort de son amour. La flamme envahit son iris comme l’amertume voile son esprit. Il arrive pour tuer. Dans une salle, dans une forteresse, il trouve le vieil homme et le combat commence. Les ondes de choc se croisent sans atteindre leur but. La forteresse est détruite mais les deux hommes sont encore debout. Le Mal continue ses frappes. L’homme jeune est en difficulté. Il ne respire presque plus. Sa flamme semble s’éteindre au fond de ses yeux. Le vieil homme lui parle. Le pouvoir. Les richesses. Surtout le pouvoir. S’il s’allie à lui. L’homme jeune secoue la tête. Non, non. Il est venu pour se venger, il n’y est pas arrivé, plus rien n’a d’importance, il ne lui reste qu’à mourir et à la rejoindre. Mais le vieil homme continue à parler. Tu as un grand pouvoir. Je t’aiderai à apprendre à t’en servir si tu me rejoins. L’esprit de l’homme jeune se brouille. Non, non. Mais la brume descend toujours plus bas. Ses yeux se ferment. Un mot franchit ses lèvres sèches.
Oui.
Le vieil homme jubile. Avec un tel pouvoir derrière lui, plus rien ne lui est impossible.



Encore un jour.
Encore un.
Il ne savait pas pourquoi il continuait à compter les jours. Il n’attendait rien. Simplement, il en était maintenant à la 135ème journée morne et grise, la 135ème journée depuis qu’il s’était mis à les compter. Il était un peu honteux d’ailleurs. Il aurait dû être heureux. Il était plutôt en bonne santé, avait une famille aimante, et cela faisait bien longtemps que les guerres civiles avaient cessé. A l’en croire les adultes, ces temps-là avaient été très durs. Mais voilà. Il n’était pas heureux. Il avait l’impression qu’il lui manquait quelque chose. Une impression de creux. Il ne savait pas quoi, alors il attendait.
Il regarda autour de lui. Il n’y avait rien. Rien un ciel gris et bas. Une plaine jeune et désertique à perte de vue, sur laquelle s’acharnait à pousser une herbe maigre, bien vite avalée par le petit troupeau de chèvre dont il avait la charge. Rien d’autre. Bien sur, il savait qu’en continuant de marcher vers le Sud, il finirait par atteindre le village, vers l’Est, les Montagnes Noires. Mais au delà des Montagnes Noires, loin vers l’Ouest, loin vers le Sud, il ne savait pas. Enfin vers le Sud si. Un peu. Il secoua la tête pour se tirer de sa léthargie, attrapa son bâton et se hissa sur ses pieds. C’était un vrai bâton ; un vrai bâton dans le sens long, épais et noueux, avec une place polie par la main des bergers précédents pour mettre sa main à lui. C’est ce que lui avait dit son père quand il lui avait donné ce bâton. Avant lui, ça avait été son frère, son père, et les autres encore avant. Maintenant c’était son tour. Son frère était allé travailler comme forgeron là-bas, au Sud justement, dans un village dont il ne connaissait pas le nom. En recevant ce bâton et tout ce que cela sous-entendait, il s’était senti responsable. Enfin on lui faisait confiance. Mais il avait vite déchanté. Garder des chèvres n’avait rien de très excitant. Même debout, le panorama ne changeait pas. Un souffle d’air le fit frissonner. Il était plutôt petit pour son âge, maigre et sec, la peau tannée par le soleil qui chauffait dur lorsqu’il voulait bien se montrer. Son visage était fin, encadrés de boucle noires, d’un noir aussi profond que ses yeux. Il tourna plusieurs fois sur lui-même, pour vérifier que ses bêtes ne s’étaient pas trop éloignées. Non. Elles étaient tout proche, comme si elles avaient eu peur de l’immensité. Il se laissa retomber sur le sol poussiéreux, apathique, et se mit à tracer par terre, à l’aide de son bâton des formes sans suite.
Son instinct lui fit lever la tête. Un nuage de poussière se rapprochait à vive allure en poussant des cris.
« Yoann ! Yoann ! »
Une petite silhouette grise émergea du nuage tout en continuant d’appeler.
Les pensées se bousculaient dans sa tête. Personne n’était jamais venu le chercher. Il devait se passer quelque chose. Enfin.
« Yoann… »
La silhouette était arrivée à sa hauteur. Mince lui aussi, la tunique déchirée au genoux, les cheveux roux en bataille, le jeune garçon reprenait difficilement sa respiration.
« Ta…ta sœur Tamara… elle vient d’accoucher…c’est une fille… »
Et de lui faire un grand sourire.
Ha. C’était donc ça. Evidement. Sa mère se réjouissait tant ces derniers mois à l’idée d’être grand-mère. La délivrance de Tamara était prévue pour ces jours-ci. Il avait été bête de l’oublier. Yoann se sentit en colère contre lui-même. Il aurait dû être heureux. Pour sa mère. Sa sœur. Pour la petite fille, sa nièce, qui venait de naître. Il devait être heureux. Il se força à rendre son sourire au garçon.
« Je dois aller les voir alors. Peux-tu t’occuper des chèvres pour le reste de la journée ? Les rassembler et les faire rentrer ?
─ Bien sûr ! répondit précipitamment le garçon en rougissant. Oui oui, je sais faire !
─ D’accord. Surtout n’en perds pas une ! »
Pour Julius, c’était encore un honneur de garder ces sales bestioles. Il raconterait cela, tout fier, à ses compagnons de jeu, songea Yoann en s’éloignant vers le Sud.
Au loin, il commençait à apercevoir les maisons du village. Des bâtisses carrées, surmontées d’une espèce de coupole, disposées un peu au hasard, entouraient une petit place, au milieu de laquelle se dressait un puit d’argile.
Il habitait dans la maison juste devant le puit justement. La porte était grande ouverte, et des personnes ne cessaient d’entrer et sortir. Yoann se fraya un passage en jouant des coudes et réussit à atteindre la pièce principale. Sa sœur était à moitié allongée sur une natte étendue par terre, le dos appuyé contre le mur. Autour d’elle, des villageois ne cessaient pas leurs félicitations enthousiastes, et sa mère pleurait de joie. Une vielle femme, à l’écart, tenait le bébé dans ses bras. Elle était vêtue de la tunique bleu ciel traditionnelle aux enchanteurs. Ses longs cheveux blancs lui tombaient sur les épaules, des rides creusaient son visage, mais son regard était vif et coupant. Ce devait être elle qui avait procédé à l’accouchement. Elle s’approcha de la jeune mère et lui rendit l’enfant en lui glissant quelques mots à l’oreille. La jeune femme sourit et hocha la tête, les yeux fermés. La vieille sourit à son tour et sortit sans rien ajouter d’autre.
« Elle est belle comme le jour ! Nous l’appellerons Ektaab’ ! » s’exclama la nouvelle grand-mère, qui avait soudain cessé de pleurer et caressait maintenant le front du nourrisson endormi.

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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Dim 6 Fév à 16:17

Bon bon bon... Bah y´a rien à redire... Ce qui me fait rire c´est qu´on retrouve un peu de la theatralisation d´Anouilh dans ton prologue, la même simplicité, le même type de formulation... Qui est différent il me semble dans le reste du texte. Le personnage est parfaitement introduit, le rythme se déroule tout seul, rien n´accorche l´oeil bref ben tout est parfait quoi! La suite!

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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Dim 6 Fév à 16:24

Waouh!!J'ai adoré.Je ne sais pas dire pourquoi mais j'ai vraiment bien aimé.J'attends très impatiemment la suite.
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Hiraeth Dùnadan
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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Dim 6 Fév à 16:28

miciiiiii bah je vais continuer alors vous êtes tous géniaux
(auf am' qui a essayé de mettre le même commentaire que Lune sans lire What the fuck ?!? )

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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Dim 6 Fév à 22:34

Bah c'est génial j'aime bien le début de ce roman et le promogue est super bien écrit... (Voilà pourquoi je n'écris plus rien...)


MAIS (bah vi ça arrive des fois...) moi je n'aime pas son prénom à Yohan... C'est comme une incohérence, je sais pas... Mais si c'est voulu alors je me tais...


Ah et... heu ... LA SUUUIIIIIIIIIIIIITTTTTTTTTTTTTTTTTTTTEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE !!!!

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Et heu aussi Antigone, Hiraeth et Torny, c'est quand la suite??? Wink
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Hiraeth Dùnadan
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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Dim 6 Fév à 22:58

c'est un prénom proivsoire d'abord et si t'es pas contente t'as qu'a en trouver un mieux

bon voila

Les cris fusèrent.
« Quel joli nom ! Vraiment c’est adorable ! »
Le bébé se réveilla en sursaut et se mit à pleurer. La mère de Yoann se redressa de toute sa hauteur et, d’un regard menaçant, enjoignit la famille et les amis à prendre congé. Yoann allait sortir lui aussi, il avait aperçu Titus à l’extérieur. Mais sa mère l’attrapa par la peau du cou et lui tendit deux sceaux.
« Va chercher de l’eau, nous n’en avons plus. Le puits est à sec, tu vas devoir aller jusqu’à la Fluß »
Yoann se dégagea en grognant et rejoignit Titus. Celui-ci avait les mêmes cheveux roux que son frère, le même regard malicieux, mais était bien plus grand et large que Yoann.
« Alors ?
─ Alors quoi ? répondit Yoann en l’obligeant à prendre un des sceaux.
─ Ben le bébé tiens !
─ C’est un beau bébé. » déclara seulement Yoann.
Pour la première fois depuis 135 jours, Yoann était sincèrement heureux. Finalement c’était vraiment un beau bébé, et il en serait le guide, sa sœur le lui avait promis. Il releva la tête vers Titus en souriant.
« Allez viens, je dois aller à la Fluß.
─ D’accord. Le premier arrivé. »
Et ils s’élancèrent. La Fluß était loin, à deux ou trois kilomètres, mais la distance ne leur faisait pas peur. Ils couraient au coude à coude, les sceaux cognant contre leurs genoux. Ils traversèrent le village, continuèrent de courir dans la plaine. La poussière leur piquait les yeux, les étouffait à moitié. Parfois, Titus, avec ses longes jambes dépassaient Yoann, mais celui-ci, avec ses foulées rapides, le rattrapait aussitôt. Ils commençaient déjà à apercevoir une ombre gigantesque devant eux. Les Montagnes Noires, aux pieds desquelles coulait la Fluß, maigre filet d’eau par les temps de sécheresse, large torrent pendant la saison des pluies. A cette époque de l’année, où l’on était entre les deux, le courant n’était ni trop fort ni pas assez. Lorsque les deux garçons harassés, l’atteignirent, ils jetèrent leurs sceaux à terre et se jetèrent eux-mêmes à l’eau sans plus de cérémonie. Ce n’était pas très agréable d’avoir une tunique collée sur sa peau par la sueur et la poussière, et l’onde fraîche leur fit du bien. Titus se retourna sur le dos, puis face aux Montagnes. Ce côté de la Fluß n’était pas différent du leur, mis à part qu’un véritable mur de roche noire s’élevait soudain vers le ciel quelques mètres plus loin.
« Tu as vu…
─ Quoi donc ? demanda Yoann en se grattant très élégamment la tête.
─ Les Montagnes…il semblait craindre d’en dire plus.
─ Hé bien quoi, les Montagnes ?
─ Il me semble qu’elles sont plus hautes qu’il y a deux jours…
─ Comment ça ? Comment elles auraient grandi ?
─ Je ne sais pas, mais on dirait vraiment… Mon frère est venu ici une nuit avec des amis. Ils voulaient voir si les poissons brillaient dans le noir. Il est rentré tout tremblant. Il m’a raconté qu’il avait vu de la lumière, oui, mais au sommet des Montagnes… des feux… et des ombres qui bougeaient… et une musique horrible, comme un tam-tam insistant… »
Il frissonnait à ses propres paroles. Yoann soupira et disparut sous l’eau. Lorsqu’il refit surface, il soupira de nouveau et secoua la tête.
« Mais enfin tu ne vas pas croire cela ! Julius est un petit malin, il voulait juste te faire peur. D’ailleurs il a réussit, et d’habitude, c’est plutôt le grand frère qui effraie le petit » dit-il en éclatant de rire. Titus, vexé, ne répondit rien et commença à se frotter le corps afin d’en enlever la crasse. Yoann haussa les épaules et s’apprêta à l’imiter, lorsque retentit soudain un grand bruit, suivi de puissants tremblements. On aurait dit que la Terre se réveillait et s’ébrouait. Le sol, les Montagnes tremblaient férocement. Des blocs de pierre se détachaient et roulaient le long de la pente. La rivière remuait convulsivement. Yoann et Titus, chancelant, sortirent de l’eau aussi vite qu’ils purent. Même le ciel ne semblait plus être droit. Tout à coup, aussi brusquement qu’il avait commencé, le tremblement de terre cessa. Titus, les yeux agrandis par l’effroi, demanda d’une toute petite voix qui ne cadrait pas du tout avec son physique :
« qu’est ce que c’était ? »
Yoann, tremblant à l’instar de son compagnon, murmura rapidement qu’il n’en savait rien, qu’il se faisait tard et qu’ils feraient mieux de rentrer. Titus opina rapidement du chef, et, tout en jetant des regards apeurés vers les Montagnes Noires, remplirent leurs sceaux à ras bord et se précipitèrent dans la direction du village, aussi rapidement qu’il leur était possible chargés ainsi.s

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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Dim 6 Fév à 23:19

Bah c'est génial j'ai que ça à redire de plus qu'il y a moins de une heure....


Quand je pense à quel point tu es douée et à l'âge que tu as je me dis que les auteurs à succès ont intérêt à se faire vite fait du pognon avant que tu débarques...


J'adooooooreeeeee


Vivement la suite!!!!

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Antigone
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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Dim 6 Fév à 23:32

Génial. Rien de plus à dire.

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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Lun 7 Fév à 0:15

Antigone a écrit:
Génial. Rien de plus à dire.


Si : La suuuuuiiiiiite

( pour une fois que j'aime les ecrits de Tiph )

Moi je connais plein de chose que vous savez pas sur le roman Evil or Very Mad
Merci Tiph
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Carpe Di
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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Lun 7 Fév à 13:32

Comme je l'ai déjà dit: j'adore!J'aime ton style,ton histoire,tout.Continue,j'attends la suite.
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Tornade
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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Lun 7 Fév à 13:33

Ouiiiiiiii j'aime beaucoup Tiph !!! C'est vraiment très bien écrit, c'est clair, j'aime bien les descriptions et tout, c'est super.
Génial. J'adore !!
Et la suite bientôt...
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Hiraeth Dùnadan
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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Lun 7 Fév à 14:55

miciiii vous etes geniaux, mais j'aimerais vraiment qu'on me dise toutes les petite erreurs qu'il y asurement, les phrases bancales et tout ça, que je puisse ameliorer

bah c'est à dire que j'ai la suite dans la tête, mais faut que j'aie le te:mps de l'ecrire, et question description vous allez etre servis, on va changer d'endroit a si tu fais un mot je te tue

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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Lun 7 Fév à 17:15

C'est franchement super sympa!! Epatant!!
Tu as réussi à mettre un paysage et une ambiance dans ce peu de texte(pour un roman..ce n'est que le début, j'espère!) Bravo, tu vas continuer hein??
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Hiraeth Dùnadan
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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Lun 7 Fév à 20:49

heu ce peu de texte, c'est épuisant hein! Pour la suite, je l'écris mais arf qu'est ce que c'est dur...

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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Sam 12 Fév à 12:18

Eh bien encore en retard de plusieurs train, je n'ai rien de plus à dire qui n'ait déjà été dit... Alors, bravo, et LAaaaaaaaaaaaaaAAAAAAAAA SSSSSSSSSSSSsssssssssuiiiiiiiiiiiIIIIIIIIIIIIIIIIIITTTTTTTTtttttteee !!!

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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Mar 15 Fév à 21:06

C'est pas mal !
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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Lun 21 Fév à 14:05

comme je suis en vacances, je vais pouvoir travailler plus vite alors voila une suite...




Loin, très loin de ce village, il y a un château. Au sommet de la plus haute tour, une porte. D’un côté de la porte, un escalier étroit descend en colimaçon. De l’autre, une grande chambre presque circulaire, avec quatre fenêtres, orientées aux quatre points cardinaux. Une malle, une table, des chaises sont disposées un peu au hasard dans la pièce. En face de la porte, contre le mur tout arrondi, il y a aussi un grand lit à baldaquin tendu de velours rouge. Comme perdue au milieu des couvertures épaisses qui forment des vagues autour d’elle, elle dort. Elle a l’air si jeune et si fragile lorsqu’elle dort ! Mais déjà derrière les fenêtres le soleil se lève…

« Princesse ! Princesse, il est temps de vous lever ! » La femme venait d’ouvrir la porte à la volée. Elle se dirigea vers les fenêtres et les ouvrit les unes après les autres, jetant à peine un regard courroucé à la mer qui la narguait à l’Est. La vive lueur blanche des matins froids jaillit à l’intérieur, où elle fut rejointe par la brise glacée qui soufflait de l’océan. La princesse ferma les yeux avec plus de force encore et rentra la tête sous les couvertures.
« Princesse Azalaïs enfin, vous n’êtes plus une enfant ! Levez-vous donc ! » tonna la femme, fermement campée au milieu de la chambre, les poings sur les hanches. Son visage était maigre et blafard, ses yeux gris et froids. Ses cheveux, noirs également, étaient relevés en un strict chignon, et sa robe ne s’ornait d’aucune fioriture. Azalaïs se redressa sur ses coudes en clignant des yeux, et ouvrit la bouche. Elle aurait bien répliqué quelque chose, n’importe quoi, mais à quoi bon ? Personne ne l’écoutait jamais de toutes façons ! Elle ravala sa mauvaise humeur et referma la bouche non sans avoir lâché un élégant grognement. Evidement, quand son frère était encore là, tout était différent… Comment avait-il pu l’abandonner ? La laisser seule, ici ? Mais il n’était plus temps de se lamenter, il fallait se lever.
« Allez cessez de rêvassez ! Vous allez être en retard ! »
Azalaïs répondit par un nouveau grognement inarticulé et sauta hors du lit. Elle frissonna encore, sa fine chemise de nuit ne pesait pas bien lourd.
« Mais quand donc vous déciderez-vous à ne plus vous exprimer ainsi ? Que direz vos parents s’ils vous voyaient ? Votre mère, elle, était si distinguée ! Prenez la comme modèle et tâchez de lui ressembler ! »
Azalaïs de mordit la lèvre.
« J’essaierai de m’en souvenir à l’avenir, Irisumka Grande Intendante, murmura-t-elle de mi-voix en faisant une révérence.
─Bien, approuva Irisumka Grande Intendante. Maintenant venez par ici que je vous arrange un peu.. »

« Parfait. Dans quelques années il se pourrait bien que vous soyez belle »
Azalaïs grimaça. Elle était habituée à ce genre de compliment, qui ne variait jamais. Elle s’étudia devant le miroir, posé contre le mur quelque part entre la porte et le lit. Bien sûr, elle avait encore l’air d’une gamine, comparée à toutes les filles plantureuses qu’elle voyait passer, mais enfin, cela viendrait ! Sinon, elle n’était pas laide, au contraire même. Ses yeux bleus semblaient contenir la mer à eux tous seuls, et ses cheveux blonds ondulaient sus ses épaules. La robe bleu horizon qu’elle avait revêtue était simple mais pas trop ; elle était quand même princesse ! Et il fallait qu’elle affirmât son autorité… Elle soupira encore. Comme tout était simple il y avait encore seulement un an ! Irisumka lui fit un signe et toutes deux quittèrent la pièce. L’escalier était dur sous les fines chaussures d’Azalaïs. En descendant, elles croisèrent de nombreuses portes fermées. De l’autre côté se trouvaient des chambres vides, inoccupées depuis… depuis un an. Auparavant, il y avait toujours quelques jeunes princes ou princesses de passage, mais maintenant… On reprochait bien souvent sa morosité à Azalaïs, mais comment ne plus songer au passé ? Comment chasser les souvenirs, qui revenaient toujours avec plus de force ? Elles avaient atteint les dernières marches de l’escalier sans qu’elle s’en soit rendue compte. Le donjon, massif et carré, occupait le centre de la cour du château. Il possédait deux étages, et était surmonté de trois tours rondes. La plus haute dépassait les autres de deux étages, et c’était celle qu’habitait Azalaïs, celle dont elles venaient de descendre. Au bas de l’escalier en colimaçon, elles se retrouvèrent dans une minuscule pièce. Irisumka poussa la porte de bois, puis toutes deux tournèrent à droite. Elles étaient maintenant en haut d’un autre escalier, monumental celui-ci, et qui conduisait jusqu’au rez-de-chaussée, devant une porte gigantesque. Elles ne suivirent l’escalier que jusqu’au premier étage. Au palier, elles tournèrent à droite, puis encore à droite, et s’arrêtèrent devant une large porte de chêne, fermée. La Grande Intendante se tourna vers la princesse, le souffle court. Elle lissa l’étoffe sur les épaules de la jeune fille puis lui fit ses dernières recommandations. Azalaïs inspira profondément, le cœur battant, et entra dans la pièce. Personne. La « salle du trône », comme on l’appelait pompeusement, était vide. Azalaïs, interloquée, se retourna vers Irisumka et l’interrogea du regard. L’Intendante semblait aussi étonnée que la jeune fille. Elle lui passa devant, traversa la salle, suivie de la princesse, et se planta devant la porte du mur de droite. Elle plaqua son oreille contre le bois brut.
« Ils… ils sont déjà là, murmura-t-elle, les yeux écarquillés. Allez-y, entrez vite. »
Elle ouvrit la porte précipitamment et poussa Azalaïs à l’intérieur. La pièce, tout en longueur, était occupée par une très longue table sur laquelle étaient accoudés une dizaine d’hommes. Ils semblaient presque tous sortir du même moule : la plupart avaient la cinquantaine, pas très grands et un peu gros. Ils avaient relevé la tête et regardaient la nouvelle venue les yeux grands ouverts. Apparemment, personne ne l’attendait. Enfin, l’un deux se leva péniblement. Il désigna du doigt un siège légèrement à l’écart de la table, où Azalaïs alla s’asseoir sans un mot. Le débat, interrompu par son arrivée, reprit aussitôt, sans que quiconque lui accorda plus d’attention.
« Bien entendu, nous souhaitons le meilleur pour notre royaume… » déclara un petit homme au front dégarni, tout en jouant nerveusement avec une plume. Azalaïs le connaissait : il était censé être son conseiller principal. Mais elle ne l’avait jamais vu conseiller quoi que ce soit d’intelligent.
« Bien entendu, bien entendu… » siffla un autre homme, repoussant d’obséquiosité en se penchant pardessus la table. Bien qu’elle fut assez éloignée de lui, Azalaïs frissonna de dégoût. « Simplement, nous vous demandons d’étudier sérieusement notre… proposition. » En disant ces mots il arborait un hideux sourire fielleux qui renforça l’antipathie d’Azalaïs à son égard.
« Votre… proposition, oui… » murmura le conseiller. Il jeta un regard de biais à Azalaïs, ne sachant visiblement que dire. Les autres hommes le regardaient, suspendus à ces lèvres.
« Votre proposition, reprit-il, mais… c’est-à-dire que…
─ Réfléchissez… si vous acceptez, votre royaume sera à l’abri de toutes attaques extérieures… Naäzgûl de Narvunzak est riche et puissant… son armée redoutable, tandis que votre province s’affaiblit chaque jour un peu plus… le temps presse… réfléchissez, réfléchissez… »
Azalaïs fronça les sourcils. Naäzgûl de Narvunzak était le prince d’un royaume voisin, un peu plus au nord-ouest. Des bruits étranges couraient à son propos. On racontait que, lorsque après un voyage d’une dizaine d’années, il était revenu chez son père, le roi Erik V de Narvunzak, celui-ci était mort mystérieusement. Erik VI s’était alors emparé du trône et avait changé son prénom en Naäzgul. Personne ne connaissait la signification de ce changement, ni celle du prénom lui-même. On racontait aussi qu’il avait érigé des montagnes fantastiquement hautes autour de son territoire. Azalaïs, quant à elle, ne l’avait jamais vu et il ne s’était d’ailleurs jamais manifesté. Alors pourquoi donc parlait-on de lui ? L’homme à la voix sifflante était-il un de ses ambassadeurs ? Mais pourquoi de Narvunzak lui en aurait-il envoyés ? Elle risqua un coup d’œil vers son conseiller. Il fixait la table, remuant toujours une plume entre les doigts. Il semblait réfléchir. Mais à quoi ? Elle ne savait même pas ce qu’il se passait dans son propre château, dans son propre pays, c’était un comble tout de même ! Elle se racla la gorge et se redressa sur son siège.
« Hum… Messieurs, pourriez-vous m’informer de quoi il est question ici ? » demanda-t-elle très poliment. Irisumka aurait été très fière d’elle.
Du côté de la table le plus proche d’elle, ses propres conseillers se trémoussèrent nerveusement sur leurs chaises. En face, celui qui semblait être le chef des ambassadeurs de Narvunzak, l’homme à la voix sifflante, lui adressa un odieux sourire.
« Enfin Princesse, vous ne savez donc pas ce qui se passe dans votre propre château, dans votre pays ? C’est un comble tout de même ! »
Azalaïs réprima un sursaut d’horreur. Cet homme lisait dans ses pensées !
« Non chère princesse, reprit l’autre, c’est beaucoup plus compliqué que cela… Mais ce n’est pas le sujet. Vous n’ignorez pas que votre province rencontre des difficultés ces temps-ci ?
─ Depuis la fin des guerres civiles et frontalières, la situation s’est considérablement améliorée, répliqua Azalaïs en relevant la tête.
─ Oui, bien sûr, bien sûr… Mais certains de vos voisins ont des tendances disons… belliqueuses… Ainsi, il serait sage que vous épousiez Naäzgûl de Narvunzak, mon maître…Personne ne vous en a parlé ?
─ QUOI ? explosa Azalaïs en sautant sur ses pieds. COMMENT ? Vous voulez me faire épouser un homme du double de mon âge, que je n’ai jamais vu, sans me le dire, et par intérêts ? » cria-t-elle.
L’ambassadeur jeta un regard navré au conseiller principal.
« Hé bien si vous refusez, il ne nous reste plus qu’à nous retirer » dit-il à voix basse, en se levant et en rassemblant les parchemins étalés devant lui. Le conseiller principal tremblait violemment. C’était un triste spectacle que de voir cet homme rondouillard, couvert de sueur et terrorisé par un simple ambassadeur. Comment réagirait-il s’il se trouvait face à Naäzgûl ?
« Non ! Non ne partez pas, ne partez pas ! La princesse va réfléchir ! Elle va accepter soyez-en sûrs ! » cria-t-il à son tour.
L’ambassadeur sourit.
« Dans ce cas nous allons nous retirer en attendant votre réponse ».
Suivi des autres ambassadeurs de moindres importances, il se dirigea vers la porte et sortit.



valaaaa laissez des commentaires s'il vous plaiiiit

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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Lun 21 Fév à 19:49

J'aime toujours autant... Je me perdrais dans ses couloirs avec un immense plaisir...ou déplaisir parce qu'il me semble bien que les femmes ont très peu leur mot à dire à l'époque et dans les lieux où se situent ton roman...

Tu crées une atmosphère parfaite et les liens entre l'intendante et la princesse semble aussi familiers qu'incongrus, ça aurait pu être une mère et sa fille de nos jours (bah quoi moi aussi je grogne le matin au réveil... )


Ya bien cette chute que je n'aime pas trop mais ce n'est pas une chute à proprement parler mais quand même... (Antigone si tu passes par ici je reprends le flambeau...) Si tu nous tiens pas en haleine plus que ça tu risques de ne jamais être harcelée comme toute star le doit...


En tous cas moi je continues le harcèlement car j'adooooore et que je veux la SUIIIIIIIIIIIITTTTEEEEEEEEEEEEEee...

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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Lun 21 Fév à 21:37

Je suis fatiguée donc mon commentaire va être assez court je pense.

C'est très bien. Mais ce que tu peux être cruelle avec cette pauvre princesse ! (Le smiley rit mais malheureusement pas moi, j'y arrive pas...). En tout cas je compte faire un commentaire plus complet la prochaine fois, mais je veux la suiiiiiiiiiiteeeee !!!!!!!!!
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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Mar 22 Fév à 16:31

Elles durent combien de temps tes vacances????
Franchement, continue comme ça c'est prenant comme histoire!!
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Hiraeth Dùnadan
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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Jeu 24 Fév à 1:06

merci à tous

voila la suite :


Suivi des autres ambassadeurs de moindres importances, il se dirigea vers la porte et sortit par une petite porte. Cette porte menait à un autre escalier en colimaçon, qu’ils empruntèrent jusqu’à l’étage suivant, et s’installèrent sur les banquettes qu’offrait la salle où ils avaient débouché.
Azalaïs, se tourna vers le conseiller et lui jeta son regard le plus noir.
« Alors ? Qu’avez-vous à me dire ? »
Le conseiller se rongeait les ongles.
« Princesse, vous êtes en âge de vous marier, d’autre part notre pays s’affaiblit, et les royaumes voisins au contraire gagnent en puissance, particulièrement la province de Narvunzak, aussi il serait sage que nos deux pays s’allient et que… que vous l’épousiez… »
Il murmurait ses paroles le plus vite qu’il pouvait, en regardant ses pieds, et les derniers mots se perdirent dans sa gorge.
« Notre pays s’affaiblit ? murmura-t-elle à son tour, si bas de sorte que tous les autres conseillers se penchèrent par dessus la table pour l’écouter. Elle regardait le conseiller avec tout le mépris dont elle était capable, les yeux jetant des éclairs, se tenant le plus droit possible. En vérité elle était déconcertée. Le pays s’affaiblissait ? Ce n’était pas ce qu’on avait cessé de lui répéter depuis un an.
─ Penmarch' ne laisse rien paraître… c’est une ville riche, qui prospère surtout grâce au commerce…. Mais à l’intérieur des terres… l’aridité gagne du terrain… les cultures sont détruites… épidémies…. Et les…. »
Il forma des mots avec sa bouche, sans émettre aucun son, puis laissa passer quatre syllabes.
« Les Korrigans… On dit qu’ils préparent une révolte….
─ Les Korrigans ? Ces bestioles ridicules ? » demanda-t-elle dédaigneusement.
Mais au moment même où elle disait ces mots, elle se rappela qu’une partie de la famille du conseiller avait été décimée lors d’une révolte plus ancienne. Les parents d’Azalaïs avaient obtenu des compromis, mais, vers la côte sud, la terreur était toujours là. Le teint du conseiller quant à lui, verdissait à vue d’œil. Azalaïs, bien qu’étonnée de voir un homme pouvant changer de couleur aussi vite, se reprit bien vite.
« Mais ces épidémies, ces cultures ravagées, on ne m’en a jamais parlé ! Vous ne m’en avez jamais parlé !
─ C’est à dire que… Que votre majesté est bien jeune… Tous ces problèmes ne la concernent pas…
Azalaïs rejeta la tête en arrière et éclata de rire. Les autres conseillers la regardaient, rentrant la tête dans les épaules, sidérés.
─ Ha oui c’est vrai ! Tous ces problèmes ne me concernent pas ! Moi je suis la princesse, c’est-à-dire qu’on me fait attendre patiemment dans un coin pendant que des personnes plus compétentes s’occupent du pays, et dès qu’on rencontre un problème, c’est bien simple, hop ! On sort la carte princesse à marier, et le tour est joué. »
Elle cessa brusquement son rire dément. Le conseiller, plus vert et plus tremblant que jamais, semblait vouloir rentrer sous terre. Azalaïs ne gardait que de vagues souvenirs de sa mère. Elle ne se rappelait que d’une femme jeune et douce qui la prenait sur ses genoux pour la bercer. Mais d’après Irisumka, c’était une femme sèche et autoritaire, juste et droite. Azalaïs fut soudain frappée par la ressemblance entre la façon dont Irisumka voyait sa mère, et Irisumka elle-même. Et aujourd’hui, c’était à elles que la jeune fille voulait ressembler. Elle se redressa fièrement.
« Non. Je ne veux pas de ça. C’est mon peuple, mon pays, c’est moi qui m’en occuperais. Dorénavant, tenez-moi informée de tout ce qu’il se passe ici. De tout. Merci. »
Elle se dirigea vers la porte qui menait à la salle du trône, où l’attendait sans doute Irisumka. Le conseiller tenta sa dernière chance.
« Princesse, et de Narvunzak ? »
La jeune fille, tremblante dans son cœur mais paraissant toujours aussi impérieuse, se retourna vers lui.
« Non, dit-elle lentement. Non, je ne l’épouserai pas ».
Et elle sortit.
Les autres conseillers, qui l’avaient accompagnée du regard jusqu’au seuil, se tournèrent vers leur chef d’un seul mouvement.
« Très bien, souffla-t-il bruyamment en s’épongeant la figure. Très bien. Toi, monte dire aux ambassadeurs que la Princesse pense qu’elle est encore un peu jeune pour se marier, qu’elle va réfléchir, mais qu’elle ne rejette pas du tout l’idée, au contraire elle meurt d’envie de rencontrer Narvunzak. »
L’homme interpellé disparut bien vite vers l’escalier qu’avaient emprunté les ambassadeurs. Le conseiller principal regarda tour à tour les autres.
« Ne dites rien, je vous en conjure. Il faut qu’elle l’épouse. Sinon, le pays sera détruit, et nous tous avec. »
Les conseillers opinèrent du chef sans un mot.

Dans la pièce attenante, Azalaïs retenait ses larmes devant Irisumka. Elle passa devant elle rapidement, sortit de la salle, et, tournant le dos au Grand Escalier, elle traversa le couloir et passa derrière une petite porte. Elle arriva dans un étroit corridor, qui courait tout le long du château. Les fenêtres étaient entourées de fines colonnes en pierre et n’avaient pas de vitres, si bien que le couloir était traversé par un courant d’air glacial. Azalaïs s’appuya contre l’encadrement et laissa couler ses larmes. Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle pleurait, mais cela la soulagea. Elle fut reconnaissante à la Grande Intendante de l’avoir laissée seule. Au bout d’un temps, elle essuya ses yeux à l’aide de la manche de sa robe et releva la tête. Elle pouvait voir, à droite la Mer, calme et tranquille, et cette vision sereine lui fit du bien. A gauche la côte escarpée et ses falaises plongeant dans l’eau. Il y avait des accidents tous les ans… Sur la côte s’étalait la campagne, avec ses mosaïques de champs et de villages. Entre eux serpentait la Stêr, sur laquelle elle voyait quelques pécheurs d’eau douce s’affairer. Epidémies ? Cultures ravagées ? Dans ce lieu si tranquille, elle ne voyait rien de pareil. Elle avait toujours pensé qu’il en allait ainsi par tout le pays. Ces certitudes s’étaient maintenant effondrées. Il y avait un an de cela, un an qui lui paraissait maintenant une éternité, elle avait juré de veiller sur son peuple et de tout faire pour sa grandeur. C’était si loin maintenant ! Mais elle avait juré. Devait-elle vraiment épouser un homme qu’elle ne connaissait pas pour le bonheur de son pays ? Azalaïs secoua la tête. Non ! Bien sûr que non. Elle ne le ferait jamais. Elle devait redresser la fierté de son peuple elle-même. Et elle le ferait. Il n’était pas question qu’elle l’épouse. Pas du tout. Elle entendit des cris plus bas. Dans la cour du château, des enfants à peine plus jeunes qu’elle jouaient à se poursuivre en riant. Ils couraient, trébuchant parfois, mais se relevaient toujours. Mais elle, parviendrait-elle à se relever ? Lorsqu’on tombe, se remettre debout est encore plus dur si on porte une lourde charge. La charge qu’elle devait supporter pesait bien plus qu’elle. Mais c’était son devoir. Elle en avait par-dessus la tête du devoir, mais elle ne pouvait tout de même pas laisser ces enfants en bas, la campagne environnante, et le pays tout entier entre les mains de tous ces conseillers incompétents ! C’était trop dur, vraiment trop dur. Elle jeta un regard vague en bas, au pied du mur, deux étages plus bas. Le sol… Dur, solide…Elle se perdit dans cette contemplation silencieuse. C’était si proche et en même temps si… si loin. La pierre sous ses coudes semblait de moins en moins froides, comme si elle se réchauffait au contact de sa peau. Ou alors c’était sa peau qui se refroidissait au contact de la pierre, elle ne savait déjà plus. Derrière elle, la porte grinça.
« Azalaïs voyons, vous allez prendre froid… » Irisumka la prit doucement par le bras et la raccompagna à l’intérieur.




hummm alors maintenant dites vos commentaires, et moi j'ai retrouvé le smiley qu'il fallait, voila :


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Dernière édition par le Jeu 24 Fév à 1:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Jeu 24 Fév à 1:24

Et bah pour une fois que j'ai rien à redire je vais juste me mettre à genoux pour ça...




Parfait tout s'emboîte et Azalaïs et le poids sur ses épaules sont rendus avec tout ce qu'il faut... C'est génial... Je suis fan...


MAIS trop court.... Evil or Very Mad Je veux la suiiiiiiiiittttteeee...

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MessageSujet: Re: Entre les Montagnes Noires [titre provisoire]   Jeu 24 Fév à 13:28

Comme Plume, je trouve que tu sais rendre la situation de tes personnages de manière parfaite. Les mots et les images sont justes. Rien à redire ; bravo !

Pour la forme : petite répétition du mot porte au tout début de cette partie. Mais ce n'est qu'un détail insignifiant...

ENCORE !!!

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