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 a la recherche du bonheur

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haemo
Petite plume
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Localisation : ENV d Alfort
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MessageSujet: a la recherche du bonheur   Sam 2 Avr à 1:14

Je ne savais pas trop où mettre ça, peut être dans nouvelles mais je n'en étais pas sûre donc dans le doute...
bonne lecture!




Elle ne sait pas pourquoi elle doute, pourquoi elle redoute, pourquoi elle les écoute. Elle aimerait comprendre ce qui lui fait peur, ce qui la terrorise, ce qui fait que les gens se sentent obligés de se confier à elle. Elle connaît chacun de leurs plus lourds secrets et quand elle se lasse, qu’elle fatigue, et qu’elle ne veut plus jouer ce rôle, elle est accusée de trahison. Seulement il me semble que pour être amis il n’est pas seulement nécessaire de partager des problèmes et des maux de vivre, c’est aussi et surtout partager nos espoirs, nos projets, nos rêves, des moments de délires, de rires et de fous rires…et accepter le changement, faire preuve de compréhension.
Elle crut pendant longtemps qu’elle parviendrait à se durcir, à prendre du recul par rapport à tous leurs problèmes, leurs expériences traumatisantes et autres confidences qui lui torturent l’esprit et la poursuivent dans sa vie au quotidien. Seulement c’est tout le contraire : ça s’accumule, ça s’ajoute et ça devient de plus en plus lourd à gérer, à supporter. Aucun être humain n’a été conçu pour pouvoir porter sur ses épaules les problèmes de tous les gens qui l’entourent. Elle ne vit plus seulement en fonction de ses craintes ou ses expériences malheureuses mais viennent se rajouter toutes celles qu’on lui rapportent alors comment voulez vous qu’elle puisse encore croire…car sans le rêve l’homme meurt, son cœur flétri, asséché par le manque d’espoir.

Elle se sent incomprise, elle tend les mains et donne tout ce qu’elle peut à ceux dans la détresse, à ceux qui éprouvent le besoin de parler. Comment dire…cela lui semble naturel, un devoir, le devoir d’aider et soutenir tous les gens qui se tournent vers elle. Mais je crois que ce n’est pas possible d’assumer une telle tâche, seule, et ce malgré toute la bonne volonté du monde, car tout s’accumule jusqu’au jour où tout explose, ou plutôt tout implose. Elle est là seule face à elle-même, et les larmes accumulées depuis des mois voire des années coulent tout doucement mais sans véritable soulagement, lorsque son corps a dépassé les limites humaines du supportable. Personne ne l’entend, parmi tous ces prétendus amis, quels sont ceux qui vraiment se montrent présents lorsqu’elle aussi a juste besoin d’une présence ou d’un peu de réconfort, bien peu en comparaison de tous ceux qui l’enfoncent plus bas que terre quand son petit être frêle ne trouve plus le courage de se mettre à l’écoute.
Elle a bien déjà pensé tout arrêter, et ce plus d’une fois, mais ce serait bien trop lâche et trop de gens souffriraient par sa faute et cette idée lui est tout simplement insupportable. Et puis il y a toujours l’espoir de rater des moments de joie et quelque part existe toujours l’excitation de savoir ce que l’avenir vous réserve. Alors perdue, seule, dans la noirceur macabre de sa chambre d’étudiante, elle préfère craquer, se laisser aller bien à l’abri des regards pour pouvoir reprendre la lutte plus vaillamment. Alors il lui arrive de prendre un crayon et les mots lui viennent naturellement, un exutoire sous forme de vers maladroits, une poésie qu’elle qualifierait de minable et pitoyable, encore et toujours si peu de confiance en elle, pauvre jeune fille. Mais qu’importe au fond, si cela lui permet de se soulager quelque peu…

Je ne sais plus ce que je ressens
Ni ce qui me fait encore avancer
Chaque jour je ne cesse de lutter
Contre la fuite angoissante du temps

Parfois je voudrais tomber dans l'oubli
Pour qu'enfin on me laisse vivre en paix
Alors je ferme les yeux, je m'en vais
Lassée par les combats et les défis

Par pitié cessez de me harceler
Je ne veux plus, surtout je ne peux plus
Porter secours à vos causes perdues
Je suis à bout, je suis exténuée

Trop d'exigences pour mon coeur fragile
Je ne cesse d'appeler au secours
Mais les gens qui m'entourent semblent sourds
J'ai beau hurler, ils me laissent en exil

Au lieu de me soulager, de m'aider
Vous exigez chaque jour plus de moi
Prêts aux reproches, toujours aux abois
Souhaitez vous donc tant me voir céder?

Je suis vaillante mais pas invincible
J'ai moi aussi besoin d'être portée
Quand vos secrets sont trop lourds à garder
Pour mon âme trop jeune et trop sensible

Mais pourquoi attendez vous tant de moi?
Et pourquoi me croyez vous aussi forte?
Ce monde moi aussi m'insupporte
Et tout comme vous je chute parfois

Soyez indulgents je n en puis plus
Accordez moi donc le droit à l'erreur
Vos attentes me font déjà si peur
Une trêve serait la bienvenue...


Alors elle marche, elle avance sans regarder derrière elle et elle relève la tête même si chaque pas la déchire un peu plus chaque jour. Les pleurs effacés par une courte nuit de sommeil, la revoilà prête à affronter une nouvelle journée mais tout cela relève plus d’un combat perpétuel qu’un plaisir de vivre au quotidien, une lutte de tous les instants pour soutenir les autres dans leur malheur, leur mal être. Certains vont par des chemins fleuris, elle semble n’avoir trouvé qu’une seule voie, celle des rêves brisés et des espoirs égarés.
Malgré tout, il lui arrive parfois de retrouver un but, un projet qui pourrait faire renaître des cendres la petite flamme agonisante de son âme, alors elle s’emballe, tout lui semble merveilleux et tout reprend vie. Mais à chaque fois, le doute incessant refait surface, est-ce la bonne décision et que diront les gens ? est ce bien ? est ce mal ? quelles en seront les conséquences ? et la culpabilité la ronge, la ronge, elle ne peut plus s’en séparer, elle la poursuit, la traque. Elle l’empêche de dormir et elle a beau se débattre, elle la guette et se fait plus pressante quand elle est vulnérable…Difficile dans ces cas d’accepter d’être quelque peu égoïste pour accéder également à quelques instants de bonheur… quelle horrible contrainte que d’avoir une conscience.

Je voudrais vaincre cette culpabilité
Qui m’empêche d’atteindre la sérénité
Elle me tenaille, me hante et me poursuis
S’accroche toujours plus à moi quand je le fuis
Cette incessante angoisse de faire souffrir
En faisant perdre aux gens que j’aime le sourire
Mais le destin met parfois sur votre chemin
Un grand dilemme de conscience cornélien
Mais aujourd’hui il me faut décider pour moi
Ecartant ma culpabilité de ce choix
Je ne crois pas devoir sacrifier mon bonheur
Pour quelqu’un pour qui ne bat pas mon cœur
Même s’il m’est insupportable de devoir
Anéantir des rêves et des espoirs
Cruelles leçons que peut nous donner la vie
En nous volant la liberté d’être indécis
En nous poussant finalement à affronter
Tous ces démons qui nous empêchent d’avancer
Je te chasse ô ma vulnérabilité
Je te chasse ce soir ma culpabilité


Alors quand tout devient trop difficile à supporter, elle ferme les yeux et elle se laisse dériver, elle part rejoindre son monde, ses rêves, cet univers dans lequel elle vit sans que personne ne le sache, un jardin dont personne n’a la clé et dans lequel elle trouve le réconfort dans les grands moments de détresse.
Quand elle était petite fille, elle avait des milliards de rêves, vous savez, tout sera merveilleux et puis bien sûr il y aura le prince charmant comme dans les contes de fée, de la Belle au Bois dormant à Cendrillon. Seulement elle va de désillusion en désillusion, d’histoires compliquées en malchance ou naïveté. Bien trop souvent, elle n’ a pas osé dire non par peur de blesser mais le malaise était trop grand ou bien elle baissait ses défenses et laissait aller ses sentiments, la vie mettait alors sur son chemin une personne qui profitait de son indulgence ou de sa gentillesse parfois même involontairement, ce qui est d’autant plus pathétique. Bien trop de larmes ont coulé et bien trop de cicatrices traversent son cœur de part en part. Mais comme à son habitude, elle cherche à tirer le maximum de ses erreurs, à se souvenir des moments heureux et puis il y a toujours ces poèmes…le chagrin lui aura permis de poser des strophes qui n’auraient jamais pris naissance sans ça…


Mon adieu

J’entends tes pleurs perdus dans le noir
Car notre étoile s’éteint ce soir
Nos chemins aujourd’hui se séparent
Et c’est pour moi un nouveau départ
Tu n’as su que me faire souffrir
Il est temps de me laisser partir
Je sais tout ton mal et tes regrets
Mais il est trop tard car je m’en vais
Pourquoi me sentir aussi coupable
Alors que tu es seul responsable
Plus d’une fois je t’ai pardonné
Toi seul m’a forcé d’abandonner
SI tes mots m’ont frappé en plein cœur
En faisant taire ainsi ma rancœur
Ils ne peuvent me faire oublier
Les épreuves que j’ai enduré
Si tu savais comme je m’en veux
De te savoir seul et malheureux
Alors que je devrais t’en vouloir
De m’avoir fait perdre tout espoir
Sache que si l’histoire s’achève
C’est que tu as noyé tous mes rêves


Quant à sa propre vie, sa vie à elle, y a-t-elle déjà pensé ? Je crois qu’au fond elle la vit au travers des autres, au travers de leurs joies, leurs mésaventures et surtout leurs drames, elle vit par procuration en quelque sorte…et tout cela la laisse dans le désarroi, la crainte de vivre sa propre vie au hasard du destin. Alors pour survivre, elle a trouvé refuge dans une vie imaginaire où tous les rêves qui avaient peuplé sa jeune tête esseulée d’enfant prennent forme… Seulement est ce vraiment la meilleure façon d’être heureux ? je ne crois pas, il faut avant tout se donner les moyens d’accomplir un maximum de ces rêves.

Alors elle a décidé d’abandonner la poésie, peut-être une erreur, peut-être pas tant que ça…Il s’agit de faire face à la réalité et de concrétiser tous ces projets qui ont pullulé dans sa pauvre tête pendant toutes ses années d’adolescence. Il est temps de trouver réponse aux questions, faire vivre les espérances et se remettre à rêver, partir à la quête du bonheur en profitant de chacun des instants. La jeunesse s’envole bien plus vite qu’on ne le croit et ne la laissez pas s’échapper sans avoir exploité toutes les possibilités qu’elle vous offrait…
Oser vivre sans peur du lendemain, sans crainte du regard qu’on pourra porter sur vous. Ouvrir son cœur et oser les expériences nouvelles sans craindre les conséquences et tout en suivant les principes qu’on a mis des années à se fixer.
J’ai décidé de lui transmettre mes envies, ma joie de vivre, mes espoirs comme un petit ange gardien niché dans un coin de son âme pour l’aider à changer son présent parsemé de tristesse et de regrets. Il est temps d’ouvrir les yeux sur la vraie nature du bonheur. Extasions nous des choses les plus simples, tous ces petits riens qui vous font retrouver le sourire. Alors je lui ai soufflé dans le creux de l’oreille de laisser son cœur s’imprégner de la beauté des éléments qui l’entourent, du lever du soleil rougeoyant sur les plaines landaises au vol d’oiseau au dessus des flots à la tombée de la nuit.
Petite entorse à ce qu’elle s’était fixée, un poème mais le dernier cette fois ci, c’est promis…

Les vertes prairies ont revêtu
Leurs pâles manteaux de velours blanc
Tandis que de vastes étendues
Se noient dans la brume du levant
Spectacle magique de l'aurore
A la naissance des rayons d'or

Pouvoir créateur de la nature
Face au pouvoir destructeur urbain
La beauté du décor me rassure
Et soulage un instant mes chagrins
Magie de notre Terre éternelle
Magie du souvenir immortel

Fini les rêves refoulés par crainte de la déception, fini le refus d’espérer par peur d’une nouvelle désillusion. Bien évidemment, tous ces changements sont bien soudains et bien radicaux pour elle mais à force de volonté elle y parviendra, j’en suis certaine. Personne n’est à l’abri de quelques rechutes car il ne sera pas des plus évidents de faire passer ses propres besoins avant la nécessité fictive de camarades en mal de conversation. Alors je lui ai demandé en secret de mettre sur papier tous ses rêves, du plus farfelu au plus improbable ; peu importe, ils seront son véritable souffle de vie. Elle a tout simplement besoin de se remettre à croire aux contes de fée pour vivre à nouveau. Eloigne toi du regard des autres ma belle, car ils t’empêcheront d’avancer si tu te prends à en tenir compte à nouveau. Libère toi de ce poids, grande, personne à part toi ne sait vraiment ce dont tu as besoin et personne n’a à te dicter ta conduite, suis ton cœur et laisse libre cours à tes envies.
Peu à peu, elle retrouve alors le sourire sincère de ses dix ans et c’est un rayon de soleil tout neuf qui réchauffe son petit cœur meurtri en quelques années, balancé d’un rocher à l’autre, surmontant un obstacle après l’autre en laissant de douloureuses blessures. Elle avait décidé de mettre de côté, mais sans jamais l’oublier, son passé torturé pour partir à la conquête du monde, à la découverte de gens nouveaux, d’univers différents…une renaissance vers un bonheur mérité.
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Candleinthestorm

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MessageSujet: Re: a la recherche du bonheur   Sam 2 Avr à 13:08

Sage,
Ô combien sage décision
Que de vouloir vivre sa vie.
Et qu'importent les sermons
De tous ces prétendus amis.

Se noyer,
Dans le plus beau de ses rêves,
Sans jamais craindre le réveil.
Candidité nouvelle d'Eve,
Demain rien ne sera pareil.

Et vivre,
Vivre le plus beau de ses rêves,
Qui consiste à vivre sa vie.
Du nouveau et du beau sans trèves !
Et vivre sans compromis.

Vois-tu?
Cette femme au talon cassé ;
Cette mère et son enfant ;
Ce couple en train de s'embrasser ;
Et les rayons du couchant ?

Vois-tu?
La nuit tomber sur la ville ;
Ce défilé de parapluies ;
Les fleuves, leurs berges tranquilles ;
Et cet arbre en plein Paris ?

Sens-tu?
Ta peau qui se mêle au vent ;
Le parfum discret d'une fleur ;
La douce effluve des croissants ;
Et de l'orage son odeur ?

Ecoute !
Le chant de cet oiseau la nuit ;
Et celui heureux des enfants,
Leurs cris joyeux du mercredi ;
Cet air de musique envoûtant !

Kerouac :
"L'or est au fond du monde,
Mais il est sans dessus dessous"
Tirons de cette boue immonde
Notre part d'or : elle est à nous !

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MessageSujet: Re: a la recherche du bonheur   Sam 2 Avr à 13:19

kerouac merite bien d'être le premier vers de tout poème
car son ph est neutre il tolère tous les hommes rescapés de la guerre
quel jesus des temps moderne (son pays de lutte était les états unis il avait des origines acadienes ^^)
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helenaic
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MessageSujet: Re: a la recherche du bonheur   Ven 8 Avr à 12:30

j'ai beaucoup aimé ton texte d'ailleurs mon passage préféré est :
"Elle a bien déjà pensé tout arrêter, et ce plus d’une fois, mais ce serait bien trop lâche et trop de gens souffriraient par sa faute et cette idée lui est tout simplement insupportable. Et puis il y a toujours l’espoir de rater des moments de joie et quelque part existe toujours l’excitation de savoir ce que l’avenir vous réserve. Alors perdue, seule, dans la noirceur macabre de sa chambre d’étudiante, elle préfère craquer, se laisser aller bien à l’abri des regards pour pouvoir reprendre la lutte plus vaillamment. Alors il lui arrive de prendre un crayon et les mots lui viennent naturellement, un exutoire sous forme de vers maladroits, une poésie qu’elle qualifierait de minable et pitoyable, encore et toujours si peu de confiance en elle, pauvre jeune fille. Mais qu’importe au fond, si cela lui permet de se soulager quelque peu…"
en le lisant je me suis dit c'est tout a fait ma vision des choses
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Candleinthestorm

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MessageSujet: Re: a la recherche du bonheur   Ven 8 Avr à 13:35

Pour en revenir à lui:

Kerouac a écrit:
<<"Qu'est-ce qui est arrivé ensuite?" Voilà la seule raison d'être de la vie ou d'une histoire.>>

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