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 Rencontre

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Plume
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MessageSujet: Rencontre   Mer 1 Juin à 1:34

Quand on a un esprit comme le mien qui est toujours parcouru de mille soubresauts... Bon des fois, ça ne mène à rien, mais cette fois le même début aura deux fins...

UNE BELLE JOURNEE



Le soleil se lève à peine, ses rayons entrent dans la chambre et se réverbèrent contre les murs blancs jusque tomber sur son visage. Elle ne semble pas réagir un instant, puis ses paupières frémissent et une moue rageuse se dessine sur sa bouche. Elle détourne finalement la tête avant d’effectuer un savant demi-tour sur elle-même afin de se retrouver du côté de l’ombre, à l’abri de la luminosité matinale, encore un peu. Elle sait qu’elle va devoir se lever et affronter le jour ; mais elle grappille, ici et là, quelques minutes de sursis, avant d’être confrontée à la réalité du monde, comme tous les jours.

Enfin le réveil affiche 7h00 et la musique commence ; Jean-Jacques Goldman, « Quand la musique est bonne ». Elle sourit : avec une telle chanson, la journée s’annonce meilleure que prévue et elle ouvre enfin les yeux. Ils sont encore un peu rougis par le sommeil mais ils brillent tandis qu’elle saute au pied de son lit en chantant le refrain. Direction la salle de bain, un rapide coup d’œil dans le miroir pour évaluer l’étendue du travail à effectuer (et donc de ce qui lui restera pour le petit déjeuner). Une brève liste : yeux et cheveux, chantier considérable, mais on a vu pire ! Une pause pipi room et direction la cuisine : deux tranches de pain à griller, une tasse de café de la veille au micro-ondes… En quinze minutes chrono, elle a fini son premier repas et même la vaisselle ; chose peu courante pour un matin en semaine.

La musique continue tandis qu’elle ouvre en grand, volets et fenêtres afin que l’air frais remplace l’odeur de renfermé de la nuit. Elle se décide à aller prendre une douche revigorante et à se préparer pour affronter une dure journée. Sur une chanson anglaise qu’elle connaît par cœur mais dont le titre lui échappe, elle ressort sa brosse à la main, mimant une chanteuse internationale avec son micro. Elle est résolument de bonne humeur : un vrai miracle ! Elle passe en revue son placard et opte pour une petite jupe sage et un chemisier blanc, chaussures assorties. En un tour de main, elle est prête à partir. Le temps de se brosser les dents, ajuster sa coiffure, faire le lit et refermer la fenêtre : il lui reste encore un quart d’heure ! Elle choisit d’allumer son ordinateur pour vérifier ses mails. Cinq nouveaux messages : trois publicitaires, une bonne blague de son pote Gabriel, et un mail de sa mère. Bref rien qui ne presse réellement alors elle éteint tout et décide partir plus tôt. Une bonne marche sous ce beau temps ne lui fera pas de mal, au contraire, au lieu de prendre le bus pour rejoindre le métro… Ah les grandes villes !

Elle sort donc de l’appartement ; avec son sac à main et ses clés, elle est parée ! Elle regarde l’ascenseur et sourit : ce sera les escaliers ce matin ! Quatre à quatre, une chanson dans la tête, elle descend et sort dans la rue. Aucune fausse note ce matin ; comme quoi, il est certaines journées où il fait bon se lever de bonne humeur. Elle marche épanouie : une fille de son époque, bien dans ses baskets et dans sa tête. Elle sent même quelques regards se retourner sur elle, elle sourit intérieurement car ce n’est pas si désagréable après tout.

Bientôt l’entrée du métro, elle regrette presque de ne pas pouvoir continuer son chemin à pied, mais la distance est trop grande et le temps est trop court. Elle se résigne à entrer dans le monde souterrain… Pas trop de bousculade pour une fois et ni même de gens en costume, pressés, qui la poussent de tout côtés habituellement. Elle suit les longs couloirs sans regarder les directions identiques chaque matin. Le train arrive comme elle atteint le quai : même pas besoin de courir !

Elle s’assied (là aussi ça tient du miracle ! décidément !) et regarde autour : celui-ci écoute son MP3, celle-ci est plongée dans un livre dont la couverture laisse à penser qu’il s’agit de Harry Potter, un autre lit son journal et lui… Il l’observe ; comme elle le faisait avec les autres gens… Gênée, elle détourne le regard et rougit, honteuse de s’être aussi facilement fait repérer. Elle attend quelques secondes, puis n’y tenant plus, relève les yeux pour regarder à la dérobée celui qui l’observait. Et surprise ! Il la regarde encore, il n’a pas bougé d’un cil. L’étonnement, et donc le battement de ses paupières, passés, elle le fixe également, cherchant à comprendre… Elle sent un changement sur le visage de cet inconnu : un sourire s’y dessine. Le genre de sourire franc auquel on ne peut répondre que par la même chose, de plus celui qui le porte est à tomber par terre en y regardant bien. C’est pas tous les jours qu’on croise un beau mec, le teint hâlé et en plus il est grand et baraqué. Que demande le peuple ? Et ses yeux si doux qui font vivre son visage et pétillent de sagesse et tendresse.

Toutes les bonnes choses ayant une fin, son arrêt arrive enfin, un peu trop rapidement à son goût. Elle doit descendre. Elle hésite un instant en jetant un coup d’œil, derrière elle, à ce doux visage et à ses yeux pleins de vie. Non, elle ne peut vraiment pas rester, c’est impossible. Elle se résigne et quitte la rame et son bel Adonis.

Sa journée de travail se passe sans heurts : c’est un mardi paisible. Elle se reprend plusieurs fois à avoir les pensées qui dérivent sur ce canon qu’elle a croisé. Peut-être aurait-elle dû lui adresse la parole ou bien même rester dans le métro pour voir où il descendait. Mauvaise idée, les femmes ne sont pas censées faire ça, mais il y un commencement à tout… alors une résolution à la va-vite : si demain elle le revoit, elle l’accoste. Quitte à passer pour une fille facile, ça en vaut la peine, merde !

Le soleil se couche, l’heure à laquelle tous les célibataires en mal d’amour se rendent dans les endroits branchés où on drague facilement, dans les supermarchés, un panier égal un célibataire et ce surtout après 20 heures, ou dans les bars en repérage des isolés prêts à se noyer dans leur verre. Mais ce n’est pas du tout son genre, elle préfère rentrer se préparer une salade et regarder un bon film, pelotonnée dans sa vieille polaire sur son canapé. Le crépuscule envoie ses derniers rayons de lumière pour éclairer son chemin jusqu’à chez elle.

Elle s’arrête pour prendre le courrier : factures évidemment, c’était à prévoir ! Elle prend l’ascenseur : elle a bien assez fait d’effort comme ça dans sa journée, même si ce n’est pas vraiment une bonne excuse… pendant le trajet, elle pense encore à ce qu’elle pourrait dire à son bel inconnu ; comment lui parler sans passer pour une folle furieuse… Plongée dans ses pensées, elle sort à son étage et commence à fouiller méthodiquement son sac à main, à la recherche de ses clés, qu’elle trouve au bout de cinq minutes et un agacement notoire.


1) 1ère de mes deux fins...

Pressée de pouvoir échafauder tout un tas de plans pour parer à toute éventualité possible et imaginable de rencontre fortuite avec son apollon, ses sens la trompent. Elle ne sent pas l’odeur qui émane de son appartement alors elle pose le doigt sur l’interrupteur et l’enclenche. Une lumière éclatante jaillit et un bruit assourdissant se fait entendre. Des gravats, du feu, de la fumée, des cris : tout se mélange. La vue et le goût du sang, la chaleur et la douleur, et ses sons qui résonnent partout.

Tout a explosé ! Le gaz est sans doute resté allumé : elle se rappelle maintenant cette odeur sentie au moment où elle franchissait la porte ; et l’interrupteur qu’elle a poussé qui a déclenché l’explosion… Comment pouvait-elle avoir été si bête ? Et comment une aussi belle journée pouvait-elle se terminer si mal ? Le destin est-il résolument cruel ? Elle, qui pensait avoir trouvé le grand amour était maintenant allongée, le corps endolori et peut-être mourante.

Des voix se rapprochent maintenant. Elle entend quelqu’un et elle le voit, lui, le même sourire que ce matin accroché aux lèvres. Après un long moment à rester interdite, à se demander ce qu’il peut bien faire ici, elle l’entend lui demander : « Es-tu prête ? » Mais prête à quoi donc ? Son esprit refuse de coopérer mais elle acquiesce de la tête.

Elle sent alors une chaleur intense l’envelopper et la douleur n’existe plus, il la soulève à bras le corps la regardant toujours au fond des yeux. Elle se rend compte alors de la profondeur qu’ils ont, ils reflètent son âme… Des questions se bousculent dans sa tête, et elle ose enfin poser la première : « Comment saviez-vous que vous deviez me sauver ? »
Sa réponse ne fut qu’un simple mot accompagné d’un signe de tête vers le sol : « Regarde ». Elle est là au milieu des gravats, son regard perdu dans le vide, elle non, son corps déchiqueté par le souffle de l’explosion… Elle gît au milieu de son appartement dévasté, son immeuble s’est écroulé en partie au centre de la rue, quatre étages plus bas… les lumières bleues et rouges des pompiers et ambulances sont le seul signe d’un reste de vie quelque part… Blessés à soigner, personnes à secourir… Mais pas elle ! Il est trop tard !

Elle s’élève toujours plus haut et une question lui brûle encore les lèvres alors qu’une sensation de bien-être l’enveloppe…

- Pourquoi étiez-vous là ce matin ?
- Je t’ai offert un choix
- Alors, si j’étais restée, je serais en vie ?
- Non, mais tu serais morte différemment… Les anges de la mort ne sont envoyés que pour te donner des routes à suivre, mais toutes conduisent à la mort…

Alors c’est cela, la mort, pense-t-elle ; et les anges qui la servent, sont de beaux adonis que toute célibataire voudrait dans son lit. Ainsi chacun choisi sa route, et chacun choisit sa mort.

Elle repense encore à sa dernière journée, merveilleuse journée qui s’achève, laissant la place à une nuit éternelle…


Fin...

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Et heu aussi Antigone, Hiraeth et Torny, c'est quand la suite??? Wink
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Plume
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MessageSujet: Re: Rencontre   Mer 1 Juin à 1:34

2) 2ème fin possible...

Une soirée paisible, elle continue à s’imaginer, encore et encore, la rencontre avec son apollon et puis tout à coup, elle éclate de rire : c’est comme un bruit de verres en cristal s’entrechoquant, venant du fond d’elle-même. Elle réalise au bout de neuf longues heures, qu’elle se comporte exactement comme lorsqu’elle avait quinze ans et qu’elle était dingue du mec le plus inaccessible de son bahut. Si elle retrouve le numéro de Caro, dans moins de cinq minutes elle l’appelle tout de suite, comme quand elles étaient en 4eme… Mais vu le tas de paperasse dans la boîte « Souvenirs de classe », cela semble compromis. Elle regarde un bon film, un de ceux où l’on ne peut retenir ses larmes lorsqu’on est devant ; mais une fois le film et le paquet de kleenex terminés, on est heureux… Elle n’a même plus le courage de se relever et commence sa nuit pleine de doux rêves, allongée sur le canapé.

Le lendemain, journée sans soleil ; la grisaille est là, c’est sûr ! Elle se lève pourtant du bon pied, le corps endolori d’avoir été contorsionné toute la nuit… Elle recommence le même rituel que la veille, un détail change : elle embarque un parapluie ! Elle est bien décidée à refaire les mêmes gestes dans les moindres détails ; un moyen de recréer une sorte de condition optimale et puis pour conjurer le mauvais sort, juste au cas ou !

Une fois dehors, la ville marche en accéléré : elle a repris les droits perdus la veille. Les gens courent, se pressent, s’agressent… Les costumes grisâtres sont présents et habillent des hommes avec une grimace greffée sur le visage… Elle, elle sourit : ça la fait un peu passer pour l’extra-terrestre du jour, mais elle s’en fout ! Après tout, elle a un rancard non programmé avec un mec qu’elle ne connaît pas, le reste n’a absolument aucune importance. Pour elle, la recherche de son Adonis ressemble à une chasse au trésor, avec une croix marquée d’un grand X…

Elle arrive enfin au métro et s’y engouffre, retrouvant la même foule anonyme et désagréable au possible. Et puis, il est l’heure : elle rentre enfin dans la rame, l’endroit choisi et tant espéré depuis ce matin. Mais voilà, elle a beau scruter, regarder, chercher et regarder encore : elle ne le voit pas. Elle l’a manqué, sa journée est foutue ! Et si ça ne suffisait pas, elle casse un de ses talons, au milieu de la rue et tombe dans une flaque : non mais, si ce n’est pas dingue d’avoir une journée si pourrie après celle d’hier ? Quand elle rentre chez elle le soir, elle ne pense plus qu’à une seule chose un bon bain chaud ; doux réconfort après un acharnement délibéré du destin. Elle est tellement dégoûtée qu’elle se couche directement et tombe dans un sommeil sans rêve…

Les matins se suivent, s’enchaînent, se ressemblent parfois et puis s’opposent ; cela fait maintenant six mois qu’elle ne l’a plus revu, son bel inconnu. Et sa vie a pris un cours différent. Ce soir, vendredi soir, elle commencera par faire des courses au supermarché, seule avec son panier, à traîner longuement dans le rayon des plats individuels attendant un signe et puis elle rejoindra un bar branché pour y noyer son insuccès, comme toujours… Maquillage discret et petite robe échancrée, sexy sans être provocante, elle ressemble à toute célibataire de moins de trente ans dans une grande ville. Elle attend mais n’a plus aucun espoir d’une rencontre, même si quelqu’un s’approche et lui offre un verre ; elle le repoussera, sans lui laisser la moindre opportunité… Elle ne se laisse aucune chance, puisque ce n’est pas lui…

Elle rentre, il n’est même pas tard mais elle n’en pouvait plus de tout ce brouhaha incessant, ne menant nulle part. Elle rentre à pied, elle sait que ce n’est pas prudent mais son immeuble n’est qu’à cinq minutes. Elle repense à un truc qui lui est arrivé dans cette boîte ; enfin d’ailleurs, ça lui est arrivé souvent ces derniers temps… Tout à coup, elle croit reconnaître son inconnu, elle se précipite alors et se retrouve face à un homme différent chaque fois : ce n’est jamais lui… Elle se croit folle, avoir des hallucinations comme ça deux ou trois fois par semaine : ce n’est tout de même pas courant… Pourtant, ce soir, en sentant ce regard sur elle, elle était tellement sûre…

Maintenant elle se dit qu’elle doit réellement faire une croix sur lui, oublier qu’il a jamais existé ! Et comme à chaque fois qu’elle décide quelque chose d’important, une catastrophe s’abat sur elle et cette fois-ci c’est sous forme d’une grosse averse ! En quelques secondes, elle est trempée des pieds à la tête. C’est là qu’une voiture s’arrête et elle sent son sang se glacer ; la fenêtre s’ouvre, elle n’ose pas regarder. Une voix chaude s’élève : « Mademoiselle, vous allez prendre froid, montez. ». Elle se retourne, hésite un instant puis se baisse pour se mettre à la hauteur de son interlocuteur : elle ressent alors un choc au cœur. C’est lui ! Elle l’aurait reconnu entre mille et il est là, devant elle. La peur s’envole et sans un mot, elle monte en se faisant toute petite ; sans oser le regarder en face. Elle grommelle un « Merci » et sa voiture démarre. Après trente secondes, qui lui semblent durer une éternité, il lui demande où il doit la conduire. Le son de sa voix, tant imaginée, dans le silence qui s’est installé, la fait tressauter ; elle s’apprête à répondre quand une image lui vient à l’esprit ; et s’il la prend pour une pute, habillée comme elle l’est, sur le trottoir, la nuit. Y a de quoi se poser des questions… Sentant son embarras, certainement, il lui demande alors « Pour vous raccompagner en bas de chez et vous éviter une pneumonie, je dois connaître votre adresse ; d’ailleurs, mettez ma veste sur vous. Elle est sur le siège arrière, sinon on va croire que je suis un de vos clients… » Dit-il avec un sourire et un clin d’œil. Elle s’exécute en poussant un soupire de soulagement et lui rend son sourire. Son charme a toujours autant d’effet sur elle. Ils arrivent en bas de son immeuble et soudain, sûre d’elle, elle lui propose un café pour le remercier. Il hésite : elle sent son cœur se crisper et repartir quand il accepte.

Ils montent ensemble, elle lui propose une tasse et s’affaire jusqu’à ce qu’elle éternue. Il insiste alors pour qu’elle prenne une douche pour se réchauffer, pendant que lui-même fait le café. Elle accepte et sous la douche, se dit qu’elle a eu rudement raison ! Elle passe une tenue plus décontractée : jeans et T-shirt. Elle sort enfin de la salle de bain espérant qu’il l’attend toujours et qu’elle ne rêve pas. Et il est là, ses yeux pétillent toujours et il lui sourit « Vous êtes réchauffée ? ». Et bien oui, elle avait un grand froid dans le cœur depuis six mois mais ça va nettement mieux ! Ils boivent leurs tasses en déblatérant des banalités, puis découvrent des affinités et se racontent chacun leur tour. La nuit passe ainsi, elle lui propose de rester vue l’heure tardive et il accepte. Ils parlent encore apprenant à se connaître, se découvrant comme les pages d’un livre vide qui s’écrivent au fur et à mesure. Elle s’endort sur son épaule au petit matin, et lui la regarde dormir ; il la transporte jusqu’à son lit, s’allongeant à ses côtés, tombant lui aussi dans le sommeil lui aussi.

Au matin, elle ne sait plus que croire ; sa chambre vide lui laisse comme un goût amer dans la bouche. Puis elle ouvre la porte de sa chambre et sent la bonne odeur de café frais fait ; alors elle n’a pas rêvé cette fois… Ou alors c’est devenu réalité… Cependant manque une seule chose pour que son tableau soit parfait : lui ! Où est-il donc ? Elle découvre alors une enveloppe entre sa tasse et son verre de jus d’orange ; c’est une lettre écrite de sa main :

« A toi, dont je ne connais pas le nom, me le diras-tu un jour ?

J’écris ces quelques lignes pour te dire que je serais resté au près de toi, si j’avais pu. Mais j’ai des obligations que je ne peux remettre.
La nuit dernière m’a appris beaucoup sur toi, sur moi et sur un futur nous, si tu le veux autant que je le souhaite… Voudrais-tu d’un nous ?
Je pars dix jours régler des soucis à Londres, mon avion est à 10 heures ; je te donne le numéro de mon portable, appelle moi…

J’ai hâte de te revoir sans attendre encore six mois…

David.»

Alors il se souvient du métro lui aussi… C’est la seule chose dont elle n’avait pas osé lui parler la veille. Son cœur est rempli, prêt à exploser. Elle est amoureuse cette fois c’est sûr ! Elle l’appelle tout de suite ? Non quand même… Elle s’assied et prend son petit déjeuner qui a une saveur spéciale ce matin, parce que c’est lui qui l’a fait avec amour…

Après s’être préparée, elle reprend le bout de papier avec les coordonnées : David, c’est sympa comme prénom… Elle allume la télé et tombe sur un flash info ; au beau milieu de la journée, ça n’annonce jamais rien de bon. Mais elle le saura aux infos du soir… Elle regarde encore le numéro et n’y tenant plus elle compose le numéro de téléphone espérant que son avion ait atterri. Il sonne et sonne, jusqu’à ce qu’elle entende une voix féminine : mais c’est qui celle là ? « Pourrais-je parler à … » Elle ne finit pas sa phrase, elle vient juste d’entendre un TILT dans son cerveau. Les infos passent depuis dix minutes à la télé, les images et commentaires parviennent enfin à ses oreilles et cerveau. « Le vol Paris Londres de 10 heures a été victime d’un attentat à la bombe, il a explosé au moment du décollage… Aucun survivant… »

La femme parle encore à l’autre bout du fil, pendant qu’elle le lâche et tombe, secouée de sanglots à même le sol.

Fin...

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Dernière édition par le Mer 1 Juin à 1:41, édité 1 fois
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Antigone
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MessageSujet: Re: Rencontre   Mer 1 Juin à 1:41

Bah voilà je suis passée par là et je commente... Je ne sais pas si je préfère la première fin si sombre, ou la deuxième si triste...

Mais pourquoi personne ne parle des petits oiseaux qui chantent euh...

Bon ben voilà donc j'aime beaucoup et je sais pas quoi dire!

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Tornade
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MessageSujet: Re: Rencontre   Mer 1 Juin à 14:53

Snif...
Mais euh je veux pas les gens ils meurent moi (fin bon vous me direz, ils font bien ce qu'ils veulent hein ! Ou alors je me trompe là... ?).

Mais en fait j'adore. Même si c'est un tit peu criste (non non pas Christ...) j'aime beaucoup. J'en veux encoooooreeee !

(Les petits oiseaux qui chantent ? Ah mais c'est une idée à creuser ça ! )
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Mystery
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MessageSujet: Re: Rencontre   Mer 1 Juin à 15:59

Alors moi j'adore la première fin, avec son athmposhère si sombre comme la dit antigone, et j'aime tout autant la deuxième fin, bref c'est du beau boulot!

CHuis complètement accro, j'adore ce que t'as écrit, j'espère que tu nous ponderas vite une autre nouvelle!
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Hiraeth Dùnadan
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MessageSujet: Re: Rencontre   Mer 1 Juin à 16:39

j'aime bien


et je ne sais pas du tout quelle suite je prefere... elles sont aussi bien l'une que l'autre mais c''est triiiiiiiiiste que quelqu'un ecrive quelque chose pour nous remonter le moral quand même !

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"C'est en écrivant qu'on devient écrevisse" Hans Arp
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Tetisher
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MessageSujet: Re: Rencontre   Ven 3 Juin à 17:58

J'avoue que j'aime bien les deux aussi. Un peu trop triste cependant pour moi, l'éternelle optimiste ! Le changement de ton entre le début et la fin (quelle qu'elle soit) est d'ailleurs frappant. Je ne sais pas si c'est positif ou pas, mais c'est un style en tout cas.

Et un détail que j'ai aimé dans le début (mais je ne sais pas si c'était fait consciemment ou non) : on dirait presque une chanson, le genre de paroles qu'on entend chantées par Renaud ou Goldmann. En plus, comme l'héroine écoute de la musique à ce moment, j'ai trouvé ça assez frappant. Mais bon, ce n'est peut-être qu'une impression personnelle que personne d'autre n'a ressentie et que tu n'as pas voulue rendre.

Enfin bref, moi j'ai trouvé cette nouvelle sympa.
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moi
Grande plume
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MessageSujet: Re: Rencontre   Mar 20 Déc à 1:55

la deuxieme, la violence physique n'est rien comparée a la douleur que l'ot peut eprouver apres ce genre de choc emotionnel... Evil or Very Mad i am accro! j'adore cette nouvelle, elle est geniale! et les deux fins sont supers!! bravo!
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Acyella
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MessageSujet: Re: Rencontre   Lun 26 Déc à 0:39

J'aime beaucoup l'idée des deux fins et les descriptions de gestes si familiers à tous au début du texte que j'en voyais la demoiselle exécuter tous ces gestes!

La première est rapide et sombre comme il le faut, un contraste plutôt sympa avec la 1ère partie et la seconde fin... superbe!

Juste si je peux me permettre :
Citation :
tombant lui aussi dans le sommeil lui aussi.

Il y a peut être un "lui aussi" de trop, non?

En tout cas j'ai beaucoup aimé!
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MessageSujet: Re: Rencontre   

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