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 les petits pois

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Tara
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MessageSujet: les petits pois   Sam 16 Juil à 19:56

voila une autre nouvelle que j'avais écrit il y a pas mal de temps mais que je viens juste de retrouver...
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Les petits pois



J’étais dans mon lit quand quelque chose me réveilla. Je crus tout d’abord que c’était Rex, mon chihuahua, qui avait réussit à entrer dans ma chambre. Je lui donnais des coups de pieds pour manifester mon mécontentement à me faire lécher les orteils. C’était un geste que je faisais machinalement. Rex entrait souvent la nuit pour dormir au chaud. Mes yeux piquants se refermaient, alors que je me débattais toujours contre mon chien.
Cependant, ils se rouvrirent d’un seul coup. En effet, quelque chose s’enroulait autour de ma cheville, j’en étais certain maintenant. En quelques secondes, l’adrénaline était montée et mon cerveau s’était mit à fonctionner à toute vitesse. La chose s’enroulait toujours. Moi, j’avais de plus en plus peur. Je ne savais pas quoi faire. De toute façon je ne pouvais rien faire, j’étais paralysé.
Certains disent que c’est dans ces moments que les mouvements nommés réflexes arrivent. Moi, je ne faisais rien, pas un mouvement incontrôlé, rien...
En fait si, je faisais quelque chose. Je regardais fixement la lampe que mes parents avaient acheté à ikéa l’hiver dernier. La question était alors « à quoi cela me servirait-il ? ».
Une pensée traversa mon esprit embrumé de peur. Je me concentrais et essayais d’oublier la chose qui continuait sa lente ascension.
Le temps sembla alors s’écouler lentement, très très lentement. Je ne sentais plus la chose. Mon esprit était accroché à la lampe. Lentement, très très lentement je réussis à bouger mon petit doigt. Enfin, après un effort qui me parut surhumain, je bougeais la main. Le temps reprit alors son cours normal. Je pus bouger et je le fis. Je tendis mon bras vers la table de chevet.
J’y arrivais, mais la chose s’enroula autour de mon bras. Je poussais un cri muet. J’étais impuissant et j’étais commandé par la chose. Petit à petit, elle me bloqua le bras et le leva.
La chose entreprit ensuite de me soulever et y réussit sans aucune résistance. Je ne sentais plus mon bras. Elle y avait mis un garrot. Mon esprit était de nouveau embrumé.
Très vite je me retrouvais dans les airs, flottant au dessus de mon lit comme si la gravité n’existait plus. Néanmoins, je savais que c’était à cause de la chose.
Je laissais ma tête tomber mollement contre ma poitrine, résolu à mourir étouffé, lorsque j’entendis un gémissement. Instinctivement, je relevais la tête et la tournais dans la direction. Je reconnus très vite ce que c’était, ou plutôt qui c’était car c’était Rex.
Je voulais bien mourir quoi que j’ai pu faire, mais mon pauvre chien ne devait pas subir ça. Je l’aimais trop pour le laisser souffrir.
Je me débattis mais la chose resserra son emprise et je du m’arrêter. Alors je l’appelais d’abord doucement puis de plus en plus fort.
La chose due s’enrouler autour de ma lampe de chevet et elle due appuyer sur l’interrupteur car je pue voir ce qui se passait dans ma chambre.
Ce que je vis me terrifia. Sous mes yeux exorbités se dressait un véritable carnage. En fait c’était plus comme une guerre sans pitié qui se tenait dans ma chambre. La jungle s’était infiltrée dans la pièce et se disputait la place avec les meubles.
La chose s’enroulait toujours autour de moi. Elle était au niveau de la poitrine quand j’entendis comme un murmure. On aurait dit un appel. Oui, un appel crié mais de très loin. Je recommençais à me concentrer. Au bout d’un moment qui me parut durer des heures, je parvins à le comprendre. Quelqu’un m’appelait. Je l’entendais très nettement maintenant, comme si la personne s’était rapprochée.
-Dany ! Criait-elle, Dany !
La chose, ou plutôt la liane qui me tenait dans les airs ne semblait pas s’en soucier. Elle continuait son ascension et s’enroula autour de mon cou, me rendant ainsi la respiration difficile.
L’appel ne cessait de s’intensifier. J’aurais voulut lui répondre mais je n’avais pas assez d’air. Même Rex s’était tut. J’écoutais impuissant cette personne qui tentait de me retrouver.
-Dany ! Dany !
La liane s’enroula autour de ma tête. Elle pénétra à l’intérieur de ma boucha grande ouverte. Je la sentais entrer à l’intérieur de mon corps. Elle me faisait mal. Comme si on m’avait fait avaler des charbons ardents. Elle m’oppressait et m’empêchait de respirer. J’avais peur et je pleurais car c’était tout ce que je pouvais encore faire …

… Antoine m’agrippa par l’épaule et me secoua jusqu’à ce que j’ouvre les yeux.
J’étais à table. Toute ma famille me regardait. Aurélie, ma petite sœur, riait à gorge déployée. Mon père secoua la tête. Il soupira.
-Il faut dormir la nuit, me dit-il sur un ton de reproche.
Je ne l’écoutais pas. Je portais ma main sur mon cou encore endolori. Je fermais les yeux et respirais profondément. Je rouvris les yeux et regarda dans le vide. Je me demandais ce qui avait faillit me tuer.
Je vis vaguement ma mère ouvrir la bouche mais je ne l’écoutais pas. Personne ne semblait avoir rien vu. Pourtant tout m’avait semblé si réel…
Je secoua la tête et me reconnecta avec la réalité. Tout le monde à table parlait en même temps et tous me faisaient des reproches. Je ne comprenais pas grand-chose mais je fis ce que je faisais toujours dans ces conditions. Je pris alors ma fourchette. Lentement, très lentement, je descendis les yeux vers mon assiette. Je vis les petits pois étalés dans leurs jus. J’en pris à l’aide de ma fourchette et les porta à la bouche. Leur goût m’était familier. Je m’arrêtais la fourchette toujours dans la bouche. Autour de moi il n’y avait plus un bruit.
Ce goût… cette chose qui était dans ma bouche…
J’ouvris grand les yeux et je recrachais tout. Précipitamment, je ma leva et partis en courant vers ma chambre. Je n’en étais pas sûr mais je crois que j’avais tout craché sur Aurélie.
Je m’en fichais. Je savais ce qu’étaient ces lianes. Ce n’était pas la jungle qui était entré dans ma chambre, c’était des pieds de petits pois !
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Candleinthestorm

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MessageSujet: Re: les petits pois   Sam 12 Nov à 16:50

Plutôt marrant !

Par contre, une petite révision de la conjugaison du passé simple de l'indicatif s'impose...

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Les rues sont pleines de ces bonheurs que les gens trop souvent piétinent.
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