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 Cavalcade

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Acyella
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MessageSujet: Cavalcade   Jeu 8 Sep à 0:10

C'est avec un texte écrit il y a quelques temps que je m'inscris sur ce forum... En espérant que vous aprécierez mes mots...

Cavalcade

Je marche dans la nuit depuis deux heures je crois. Ma montre me fait mal et m’irrite la peau avec la chaleur et la transpiration. De toutes façons, on va me la voler. Ou alors je vais devoir la vendre. Je porte mon vieux jean habituel. Cet indicateur de poids immonde qui montrait à mes parents lorsque j’avais trop minci. Un tee shirt trop moche pour être porté mais ça m’était égal. J’avais juste attrapé un gilet, le billet de cinquante euros qu’il y avait sur la table basse et je me suis dirigée vers la porte de sortie. Sans bruit. Pour que personne ne me retienne. Pour que personne ne me regarde avec ce regard, lourd de reproches, que j’ai vu tant de fois.
Pourquoi nous fais tu ça ?
Ne t’avons nous pas assez aimé ?
Pourquoi, maintenant que je vous ai fait « tout ça », vous ne m’aimez plus ?
Je déteste cette façon qu’ils ont de culpabiliser pour des actes qui ne dépendent que de ma volonté. Je suis libre, c’est pour ça que je fais ce que je fais.
Je commence à avoir faim. Mais ça peut attendre. Mon corps n’est plus tellement capricieux pour ce genre de besoin.

Il y a trois ans, je menais ma vie . Tout était parfait. J’ai commencé par me sentir mal en me levant. Puis mal en me couchant. Enfin, je me sentais mal de plus en plus souvent. Je voulais saboter cette existence trop parfaite, détruire ce corps trop parfait. Tout était tellement parfait que ça en devenait incompréhensible. Trop vide de sens.
Mon corps me répugnait. Cette foutue enveloppe corporelle qui évoluait, qui était tant aux yeux de tout le monde et qui me maintenait en vie. Je me suis trouvée des défauts. D’abord mon visage, mon sourire, mon nez. Puis mes bras, mes épaules, mes cuisses. J’ai fini par trouvé ce corps parfait beaucoup trop laid. Je ne voulais plus sourire, plus boire, plus manger. Il fallait que j’arrange ce corps disgracieux. Tout a commencé doucement. Je régurgitais de temps en temps quand je me sentais lourde après un repas. Petit à petit, je me sentais lourde à chaque fois que j’avalais quelque chose. Mon physique ingrat ne s’arrangeait pas. Je me voyais comme un tas de débris qui ne bougeait pas. Une puanteur excessive qui empoisonnait chacun des renfoncements de cette maison parfaite où tout le monde m’aimait. Trois mois passèrent comme ça. Comme je mangeais, que je sortais mon état n’a tourmenté personne. Il n’avait rien d’alarmant, j’étais simplement « fatiguée ». Puis mon corps a de moins en moins accepté que j’ingère quoique ce soit. C’est là que tout a réellement commencé pour moi je crois. Cinquante cinq kilos. 1m68. Pas bien grande. Pas bien lourde. Et pourtant. Cinquante kilos. Tu es toujours trop informe. Si tu mincis encore peut être que tu vas t’évanouir dans la nature. Comme ce serait plaisant. Quarante cinq kilos. Fais attention, on commence à te poser des questions.
Mes pantalons étaient devenus trop amples pour moi. Je serrais ma ceinture au maximum pour ne pas les perdre. Mes pulls avaient deux ou trois tailles de trop. Ma chambre empestait une odeur de tabac froid plutôt désagréable. Peut être même à gerber. Plus je fondais, plus je me dégoûtais. C’était ça le mot. Le dégoût. Une aversion trop prononcée pour ce que j’étais. Je me façonnais pour m’aimer. Mais ça ne marchait pas. Tout ce que je faisais amplifiait cet écœurement. Un vrai cercle vicieux. Mon corps supportait. Enfin pour moi. Et puis, je n’étais pas anorexique, je contrôlais mon corps, voilà tout. Puis mes parents ont commencé à me regarder avec des yeux inquiétés. Trop inquiétants pour moi. Ils me posaient des tas de questions sur ce que j’avais mangé le midi. Ce que je voulais manger le soir. Les examens, les amis, les garçons. Ils pensaient sûrement que j’étais assez idiote pour me laisser toucher par quelqu’un. Mon corps est à moi, à personne d’autre. Personne n’a de droit dessus et je n’en donnerai à personne. Ils pensaient que j’étais triste de n’avoir personne avec qui partager ce corps répugnant. Et avant même de me rendre compte de ce qu’ils complotaient, j’étais dans un zoo plein de tuyaux et de gentilles blouses blanches qui étaient payées pour m’apporter « l’attention dont j’avais besoin ». J’ai dû coopérer et sourire de mes dents abîmées et laides pour qu’ils me laissent revoir mes parents. Puis on m’a apprit que j’avais le droit d’écrire à des gens de l’extérieur. J’ai refusé catégoriquement. Ils ont prit ça pour de la mauvaise volonté. Ils ne se sont même pas demandés si la petite fille irréprochable mais malade que j’étais avait quelqu’un à qui écrire. Une jolie demoiselle comme toi doit sûrement avoir des milliers de prétendants et tout un tas d’amis. Oui. Des amis qui ne se sont pas détournés de leur vie paisible et ennuyeuse lorsque je me suis éloignée de celle ci. Des amis formidables qui m’ont trouvé tellement laide et inquiétante qu’ils ont finis par ne plus m’inviter nulle part. Attention je suis différente. Une meilleure amie qui m’a tourné le dos après m’avoir gentiment donné une explication.
Tu es devenue trop glauque ma puce, tu leur fait peur.
Et bien. T’imagines même pas la trouille que je me fous tous les matins en me scrutant dans la glace Ma puce.
Alors je n’avais qu’une envie. Sortir de cette endroit sordide où je passais mes journées accompagnée de malades mentaux dans un état si léthargique qu’ils ne pouvaient même plus fermer leur braguette tout seul. Parfois, il y en avait qui ne pouvaient pas réprimer une pulsion trop forte qu’ils tentaient de se satisfaire tout seul. Avec leurs mains, ils regardaient autour d’eux avec des yeux dépeuplés qui leur donnaient l’air encore plus atteint. Et je les voyais gicler contre un mur ou par terre. Ils me dégoûtaient avec leur sexualité.
J’ai joué le jeu des blouses blanches. J’ai souri. J’ai vécu comme je pouvais dans les salles incroyablement blanches qui faisaient ressortir la souillure de ce lieu. J’ai repris deux kilos. Puis trois. Quarante deux kilos. C’est pas grave je les perdrai à nouveau vite fait quand je sortirai d’ici. Puis je suis sorti. J’ai jeté un dernier sourire aux blouses blanches qui se donnent le droit d’entrer dans ta tête parce qu’ils ont fait dix ans d’études dans une université miteuse. Je n’aime pas les gens qui se donnent des droits. Je n’aime pas les gens.

Ca fait un an que je suis sorti de ce trou infâme. Tout au long de cette année, on m’a envoyé voir ma blouse blanche personnelle. Un vieux monsieur presque chauve dont on pouvait inspecter le fond de la boite crânienne rien qu’en le fixant dans les yeux. On a scruté la moindre de mes bouchées. On a pas cessé de s’arroger des droits sur mon corps et mon existence. J’ai joué le jeu. Encore une fois.
La vie est belle, la vie est sans surprise. La journée, on se promenait en famille. On m’offrait tout ce que je voulais. Je passais à l’épicerie du coin m’acheter une bouteille de vodka ou de quoi jouir encore mieux de cette existence parfaite en un nuage de fumée hallucinogène. Parfois, quand je n’avais rien pour décoller, je prenais les cachets de monsieur blouse blanche pour végéter un peu mieux. La nuit je m’envolais mieux. Je ne devais sourire à personne. On ne me regardait pas manger, on ne me regardait pas sortir.
Bonne nuit ma chérie, je suis heureuse que tu ailles bien.
Non maman je ne vais pas bien. Je te montre que je vais bien pour que tu arrêtes de trembler dès que je porte de la nourriture à mes lèvres. Je détestes quand tu me regardes avec ces yeux.
Bonjour ma puce, tu prendras quoi au petit déjeuner ?
Bonjour pour toi papa, si je ne veux rien pour le petit déjeuner tu m’enfermeras à nouveau pour que je m’amuse à faire plaisir aux blouses blanches ?
Ma blouse blanche personnelle m’a dit tout un tas de trucs complètement extravagants. Je ne veux pas être une femme pour lui. C’est pour ça que la sexualité me dégoûte. A mon âge, il paraît que je devrai être en pleine explosion sexuelle. Il a évidemment dit que j’avais des problèmes avec ma mère. Puis mon père. De toutes façons, quand on a pas de problème avec la figure maternelle on s’en prend au paternel. La seule chose qu’ils ont fait, je crois, c’est de m’avoir apporté la vie sur un plateau d’argent et de la border d’or en me regardant grandir avec émerveillement. C’est nul de se sentir trop aimer quand certains ne le sont pas. Je m’écœures. Alors aujourd’hui j’ai fumé un joint dans ma chambre. Je suis descendu les voir. Ma mère pleure. Je lui fais du mal. Elle ne comprend pas que c’est à moi que je veux faire du mal. Ce regard rouge de douleur et ses tempes humides et brûlantes m’insupportent. Mon père me reproche du coin de l’œil de ne pas avoir fait un arrêt cardiaque suite à cette période d’anorexie je crois.
On a tout fait pour que tu t’en sortes et toi, ingrate, tu ne profite même pas du bonheur de vivre et d’être aimée.
Ca s’appelle le mal être, papa, tu t’en débarrasses quand tu crèves, c’est tout.
Si mon anorexie m’avait vaincue, ils auraient pu me regretter et ne pas avoir mal de tant m’en vouloir parfois.
Je les ai laissé.

J’ai attendu qu’ils dorment enfin. D’abord la lumière du salon s’est éteinte. Puis, plus un bruit. La chambre s’est endormie aussi. J’ai fumé un dernier joint. J’ai attrapé un gilet, le billet de cinquante euros qu’il y avait sur la table basse et je me suis dirigée vers la porte de sortie. Sans bruit. Pour que personne ne me retienne. Et personne ne m’a retenu.
Ca fait plus de deux heures que je marche dans la nuit. Elle tapisse mon corps et mon regard est fatigué. Je commence à trembler. Mais il est trop tard pour trouver un endroit où m’endormir. Alors je m’écroule contre une vitrine et je m’endors.
Des voix masculines me réveillent.
Encore une pute qui était trop saoule pour rentrer chez elle. Pfffffff
Je ne peux même pas me prostituer tellement ça m’écoeure et tellement j’ai peur que quelqu’un me prenne. C’est mon corps. Personne n’a de droit dessus.
Une journée qui passe. Je ne fais que marcher. J’utilise les cinquante euros sans réfléchir pour manger un truc, acheter une bière et un peu d’herbe dans une rue sombre à un mec qui essaye de ne pas me violer contre le mur. Je me dis qu’il sort de prison et qu’il n’a pas vu une fille depuis longtemps pour avoir envie de moi comme cela. Je me dis aussi que pour plus cher et en plus petite quantité je peux avoir quelque chose de plus fort pour m’évaporer complètement. Mais j’aime l’odeur de l’herbe. Maintenant, il fait nuit. Je ne sais pas où je suis. Je veux me dire qu’on ne me cherche pas. Je viens de passer devant une pharmacie. L’enseigne lumineuse indique 3h49. Je m’écroule quelque part. Un petit peu nulle part.
Quelqu’un me tire le bras.
Regardez les gars, elle se sent seule.
Décidement, il n’y a pas moyen de dormir tranquillement dans la rue. Je veux qu’ils me frappent fort pour que je puisse enfin m’endormir. Ils m’arrachent tout ce que j’ai. Ils ne m’ont pas frappé assez fort. J’ai mal et je n’arrive pas à m’endormir.
Une existence sabotée avec plaisir et orgueil. Mais j’ai commencé cette histoire par la fin. Et la fin me ronge, sans mauvais jeu de mots. Ce que je voulais vous dire :
Je m’apelle Elyza et j’ai envie de me flinguer.
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Skid
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MessageSujet: Re: Cavalcade   Jeu 22 Sep à 12:51

Tu as du te flinguer depuis, alors ça sera une réponse posthume. Mince c'est pas sérieux
C'est trés difficile de dire ce que je ressens en plus j'ai peur que, si tu es vraiment la personne que tu décris, tu ne veuilles même pas entendre de commentaire sur ça. Alors on dira que c'est une fiction.
Pour la forme,
le début qui laisse place au flashback qui nous ramène lui même au billet de 50 euros donne l'impression de se laisser porter d'une manière agréable. Les phrases courtes, parfois cinglantes, alternant entre discours rapportés, commentaires personnels et descriptions ne nous perdent pourtant pas. Bref c'est clair.
Ce qui me gène, parce que ça me déroute, c'est ton utilisation d'une logique du mal être, comme tu le dis. Je veux dire que ce que tu décrètes, comme des observations scientifiques, qui se tient, qui se veut être une "pensée originale", je ne veux pas l'accepter. Mais le commentateur ne peut même pas prendre le luxe de se transformer en blouse blanche (une tentation), ni même en réconfort maternel, ou paternel. C'est simple le personnage rejette tout cela. Et c'est une certaine force qui tient à une critique acerbe de toutes ces absurdités. Même si d'un certain point de vue je pense que tout est absurde. Ne serait ce que ce personnage, vu par quelqu'un qui se galère vraiment.
Pour ma part, j'aime beaucoup cette feminité, et je ne voudrais pas la froisser avec mes gros doigts (hum, sur le clavier) mais tout de même, la voir se détruire de la sorte, ça interpelle.
Enfin je me permet d'ajouter une petite remarque personnelle fort peu à propos, meme si... Le seul élément de réconfort que j'ai pu voir dans ce texte c'est l'herbe. Tu ne dois pas le voir comme ça mais je trouve que ça ressort lorsque tu dis "Mais j’aime l’odeur de l’herbe". Bref, le but d'un texte c'est de toucher.non?
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Candleinthestorm

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MessageSujet: Re: Cavalcade   Jeu 22 Sep à 17:15

C'est génialissime! Sublimement écrit!

Skid! (skid)

Skid....

La logique du mal-être... C'est le mot juste, Skid !

Cette logique implacable à laquelle croit la personne dur comme fer. C'est sa réalité. Tout est analysé selon cette logique qui pourtant est bancale dès le départ. Ca, c'est clair. Je suis d'accord vec toi Skid.

Mais tout est construit dessus. Toutes les réflexions. Chaque pensée, chaque mot, chaque acte de ce personnage se justifie dans et par cette logique.

Et le texte le rend idéalement. Sans rire je trouve ce texte parfait !

J'avais essayé une fois, de transcrire cet état-ci. Celui de la logique pipée dès le départ, qui donne un monument rocambolesque, qui tient en équilibre sur une fondation déséquilibrée.
Et faire tenir la structure jusqu'au bout, jusqu'au bout. Comme un chateau de cartes.

On sait très bien que tout va se casser la gueule. On le sait. Et pourtant jusqu'au bout on y croit, jusqu'à la dernière carte. Celle qui nous reste entre les mains.

J'avais foiré bien avant, personnellement. Je n'étais même pas arrivé à la moitié du paquet. Mais ce texte y parvient! Il y parvient si bien qu'au final, la phrase abérante parachève le texte comme une clef de voûte.

Voyez l'horreur de la phrase, tout le décalage, le précipice, le gouffre qui sépare ses deux parties :

"Je m’apelle Elyza et j’ai envie de me flinguer."

Voyez la perfection de la première moitié. Une phrase banale qui commence. Le langage soignée d'une jolie formule de politesse qui tend à présenter la narratrice. Un prénom musical et beau à lire de par son orthographe originale.

Voyez la rupture, la cassure, la crevasse que creuse la seconde moitié de la phrase. Rupture signifiée au minimum par deux artifices. Tout d'abord un changement de niveau de langue. La formule de politesse fait place à un terme argotique : "flinguer". Et enfin la rupture due à notre conditionnement. Je m'explique. Voici un début de phrase : "Je m'appelle Guillaume et j'ai". Et j'ai ? Et j'ai ?
Pas la peine de vous faire un tableau, on s'attend à ce que mon âge suive. Indiction logique et attendue qui devrait terminer la présentation.

"Je m'appelle Elyza et j'ai..."

Votre cerveau vous joue un tour, inconsciemment on se prépare à accueillir l'âge de la narratrice. Et VLAN! Les pieds dans le plat! J'ai envie de me flinguer. Une information inattendue qui nosu tombe dessus.

Et quelle information !

Ainsi donc cette phrase dichotomique, choquante, aurait fait réagir au quart de tour si elle avait été placée en début de texte. Mais là, par le jeu de la logique du mal être que l'auteur arrive à faire partager et accepter au lecteur, lorsque la phrase tombe en fin de texte, c'est à peine si cela nous choque, puisque c'est l'aboutissement de cette logique.

D'autant plus que la phrase n'est pas dénué d'un certain cynisme. Une sorte de clin d'oeil entendu. Feindre de se présenter et de se faire connaître par son prénom après de tels avoeux sur sa personne... Quel trait d'esprit malicieux! qui renforce encore la complicité qui existe entre le narrateur et le lecteur, juste au moment où celui-là se soustrait. C'est grandiose !

Acyella, je m'oblige à vous vouvoyer et je trouve que votre texte est d'une rare perfection.

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Acyella
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MessageSujet: Re: Cavalcade   Ven 23 Sep à 1:03

Et bien... que dire?

Tout d'abord, je vous remercie de m'avoir lu et d'avoir prit le temps de me laisser un commentaire.

Alors suite à cela, je vais éclaircir un peu tout ceci : tout d'abord ce texte est une fiction. Donc je n'ai pas l'histoire de ce personnage. Après chaque texte doit avoir un peu (beaucoup) de son auteur mais ceci est un autre débat.

Je suis tout à fait d'accord SKid, un texte est fait pour toucher. Justement, le but était de toucher les gens malgré la logique absente de sa chute... Que le lecteur puisse se dire "Je ne comprend absolument pas mais cette fille, je m'y suis attachée et ce, malgré tout ce qu'elle raconte". Le mal être je crois que c'est incompréhensible, c'est pour ça que je voulais écrire dessus. Essayer de raconter une histoire et de faitre naitre des sentiments à partir d'une base fragile et voir si j'en étais capable. Je ne défends pas mon texte, je ne fais qu'exposer. Je comprend ton point de vue et c'est vrai que c'est difficile de lire et d'être toucher lorsque tant de choses nous porte plus vers l'incompréhension. Une fille qui s'auto sabote alors qu'elle a tout pour être heureuse , c'est facilement démontable surtout lorsqu'on galère vraiment. Merci de m'avoir laissé un commentaire... généralement beaucoup de contente d'ignorer mes textes...

Merci beaucoup Candleinthestorm... Je suis hum... plus que touchée! Ce texte est loin d'être parfait mais je travaille pour améliorer ma façon d'écrire justement... (J'ai du relire plusieurs fois votre commentaire et m'assurer que vous ne vous moquiez pas de moi...). Au fait , Vous (Tu?) pouvez me tutoyer. ;-)
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Tickle
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MessageSujet: Re: Cavalcade   Mar 27 Sep à 20:50

C'est un très beau texte avec lequel tu nous arrives Acyella alors tout d'abord bonjour.

Je dois dire que ton texte m'a beaucou touché, fait comprendre des choses peut-être et j'ai eu du mal à n'y voir qu'une fiction parmi tant d'autres...Ce qui me touche beaucoup c'est le silence d'Elyza, comme elle refuse ou ne peut parler de ce qu'elle ressent... comm elle admet dès le départ que rien d'extérieur ne l'aidera alors qu'elle ne se sent pas capable de s'aider elle-même. Oui, c'est ça, la logique du mal-être. Elle voudrait être bien mais elle se résoud à ce que ce ne soit pas possible...
Un drôle de cercle à vrai dire face auquel, devant ce texte ou dans la vraie vie, on se sent bien impuissant...

Enfin, un texte qui m'a beaucoup touché et qui est bien écrit, ce qui peut effectivement en faire un des chefs d'oeuvre de la NGA...

Dernière chose, Acyella, je tiens à te dire que j'adore ta signature



Citation :
Je m'évite et je deviens partout

Absolument parfait
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eltrol
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MessageSujet: Re: Cavalcade   Mer 28 Sep à 21:32

J'aime beaucoup le style et l'ambiance! Mais ça fait un peu texte d'ado..quant au thème bien sûr..
L'avantage est quand même qu'on entreaperçoit un piti peu ce qu'est l'anorexie.
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Acyella
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MessageSujet: Re: Cavalcade   Mer 28 Sep à 23:52

Merci à vous deux.

Tickle j'aime bien ta signature aussi Smile

Eltrol C'est vrai qu'il fait texte d'ado, dépeignant la vie d'une ado en pleine crise "existencielle" d'ado en quelque sorte. Je crois que beaucoup de jeune fille (pas beaucoup plus jeunes que moi d'ailleurs) me diraient qu'elles se reconnaissent dedans et c'est bien triste... Le but que je m'étais fixé après cette nouvelle était de me détacher un peu de ce style trop ado. Je posterai bientôt une autre nouvelle pour que vous voyiez si j'ai réussit Smile

Quoiqu'il en soit :Merci beaucoup.
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Candleinthestorm

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MessageSujet: Re: Cavalcade   Jeu 29 Sep à 9:02

Merci, à toi, ainsi qu'à tous les autres, de prendre le temps de venir partager tout ça avec nous...

Wink

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Skid
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MessageSujet: Re: Cavalcade   Jeu 29 Sep à 13:01

de rien de rien... ;p
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Antigone
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MessageSujet: Re: Cavalcade   Jeu 29 Sep à 21:54

La logique du mal-être, c'est vraiment exactement ça, c'est vrai.

Très joli texte, ça se lit tout naturellement, sans qu'on se demande (comme Jena le remarquait pour un poème) "C'est quand que c'est fini???". Cela s'écoule parfaitement au rythme de la lecture, la construction est idéale, bref, une vraie petite perle!

Et moi je n'ai pas trouvé ça "ado"... Le mal-être, c'est ado, vous croyez? Il y a des anorexiques de tous âges, et ce n'est pas un signe d'immaturité. Du moins c'est ce que je crois. La douleur n'est en tout cas certainement pas dépeinte de manière immature: c'est une souffrance totalement mature, pleine, et étourdissante. Superbement décrite, d'ailleurs, avec une dignité qui me touche beaucoup.

Je ne vais pas répèter ce que les autres ont dit... Je vais m'arrêter là.

Joli coup en tout cas. Un grand bravo, et bienvenue parmi nous.

(et je précise au cas où tu en douterais qu'on ne te jette pas des fleurs juste parce que tu viens de débarquer... Maintenant que nous sommes tous ivres de jalousie, nous allons organiser des réunions secrètes pour trouver tes failles et élaborer des reproches construits... On créera des mots de passe, des costumes de cérémonie, on égorgera ds poules noires à la pleine lune tout en marmonnant des malédictions sur tous tes descendants... nyark nyark nyark...)

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MessageSujet: Re: Cavalcade   Ven 30 Sep à 22:35

[(je veux en être!!)
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Acyella
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MessageSujet: Re: Cavalcade   Sam 1 Oct à 1:47

Hey! Mais non suis toute gentille moi. Y a pas besoin de tout ça Very Happy
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MessageSujet: Re: Cavalcade   

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