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 Prochain roman : une société sans crime - préface

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Vincent C
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Nombre de messages : 49
Date d'inscription : 10/12/2008

MessageSujet: Prochain roman : une société sans crime - préface   Ven 8 Mai à 10:57

J’ai toujours eu des difficultés à ressentir de la culpabilité. La notion même de « péché », pourtant chère à notre société, m’apparait particulièrement abstraite.

Mais peut-être faut-il nous entendre sur ce que signifie « péché », et pour cela, j’aimerais que nous nous affranchissions de toute considération légale ou religieuse. Faisons table rase de la bible et de la loi, Renonçons au paradis que nous promettent les curés après notre mort, et à la satisfaction de vivre en harmonie avec la société que nous promettent tous les autres pendant notre vie.
Vais-je devenir un psychopathe assoiffé de sang si je me mets à mépriser les règles imposées par l’église et par la société ?
Probablement
Je ne veux faire de mal à personne, mais si je suis obligé de voler pour me nourrir et me vêtir, de squatter pour dormir, de resquiller pour me déplacer, et de violer pour me reproduire, alors il me sera difficile de me considérer comme quelqu’un de bien.
La misère engendre la criminalité, mais ce qui rend ce constat plus effrayant est que l’appréciation de ces deux phénomènes est éminemment subjective.
Dans une société où l’on tolère que des politiciens fraudent parce qu’ils aiment les beaux objets, peut-on reprocher à un chômeur de voler une barquette de jambon dans une grande surface ?
Oui, surtout s’il n’a pas la décence de voler le jambon premier prix.
L’opprobre n’est donc pas lié à l’acte, mais à la situation de celui qui le commet. Il n’y aura aucune pitié pour ce délinquant qui a dérobé une Rolex, mais on excusera ce député qui les collectionne.
Le premier constat qu’il m’est donné de faire est clair : dans une société civilisée, il n’y a aucune culpabilité à avoir lorsque l’on vole un objet à quelqu’un qui n’en a pas besoin pour subvenir à ses besoins les plus élémentaires ; et ceux qui veulent nous faire croire le contraire sont les mêmes qui s’enrichissent grâce à ce système créateur de besoins, de frustration, et de tensions. Pour être clair, il me semble tout à fait respectable de voler ce dont on a besoin pour vivre si l’on n’a pas les moyens de se le payer, et c’est là que ça se complique. Pour nous pousser à consommer toujours plus, on nous a répété à longueurs de journées que le superflu était indispensable, et nous en sommes maintenant convaincus. « Si à cinquante ans on n’a pas une Rolex, on a raté sa vie », et voilà le genre de phrases qui crée de la frustration.
Le crime est donc, le plus souvent, le résultat de la pression qui crée le besoin, et sans laquelle la société ne peut pas progresser tant qu’elle restera dans sa structure actuelle.

Bref, nous avons un problème, une société qui a besoin de créer des besoins pour survivre, et de détruire la nature pour répondre à ces besoins, n’est pas une société viable, et ça n’est pas non plus la société dans laquelle je veux vivre.
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